08 mai 2006
Sous la pluie
Aujourd'hui, il pleut. Il fait de l'orage. C'est gris, c'est triste. En plus, moi, j'ai peur de l'orage. J'aurai envie de me cacher sous ma couette en attendant que ça passe. Des milliers de petites gouttes de pluie s'abattent sur mes vitres. Ca fait plic, ça fait ploc. Au loin, le tonnerre gronde. Bientôt il sera un peu plus près, il sera au-dessus de ma tête. Il pleut. Il mouille. Il fait triste. Vivement les jolis jours d'été.
En baume, une application d'un souvenir de Paris. Prise au Père Lachaise par une belle journée du mois d'avril. Une si jolie dame qui veille sur le repos des occupants de la tombe.

Photo : "La dame au drapé" by myself
15:21 Publié dans Mon nombril, Un peu de Paris | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27 mars 2006
Démonia
Qui n'a jamais entendu parler de la boutique Démonia (et accessoirement de la soirée fétichiste du même nom) ? Cette boutique s'impose comme "la" boutique de référence à Paris, même si moi je trouve que ce statut est un peu exagéré, mais celà n'engage que moi.
Démonia est nichée au fond d'une petite rue à quelques pas du Père-Lachaise et pas très loin de la librairie la Musardine. On peut y passer devant sans y prêter attention tellement la boutique est discrète. Pas de vitrine pour ne pas choquer les âmes prudes sans doute. Une simple plaque vissée au mur (comme les plaques des médecins) signale que vous êtes bien arrivés.
Ma première visite chez Démonia m'avait plutôt déçue. Déjà, la boutique en elle-même qui ressemble plus à un entrepôt (pas trop mal rangé certes) qu'à une véritable boutique (même certains sex-shops de Pigalle ressemble plus à une boutique). Je m'étais en plus sentie relativement mal à l'aise car nous étions là quasiment à l'heure de l'ouverture et il n'y avait que nous dans cette satanée boutique qui parait alors encore plus grande que ce qu'elle n'est réellement. Heureusement, Laurence, la gérante, avait su me mettre en confiance et m'avait fait une immense séléction de jupes et robes en vinyle et en latex étant donné que je lui avais dit que je venais pour ça. J'avais eu droit à la grande cabine d'essayage, celle qui est planquée entre le rayon des bouquins feticho et les DVD (fétichistes eux aussi, est-il besoin de le préciser). Seulement ce qui était particulièrement pénible pour moi, c'était que Laurence se pointait régulièrement dans la cabine pour savoir si j'avais enfin trouvé la tenue de ma vie, sans me demander si j'étais visible ou non. En gros, à poil ou vêtue, elle naviguait allégrement et moi j'étais terriblement gênée. Finalement lorsque j'y repense le souvenir est amusant mais sur le coup, j'avais du mal !
J'avais été très impressionnée par la quantité de vêtements, d'accessoires et d'objets divers et variés (voire même de trucs dont je n'avais absolument aucune idée de l'utilité ou de l'utilisation) proposée par la boutique. En gros, quand on rentre là dedans pour la première fois on ouvre les yeux en grand comme un gosse le jour de Noël. On met un petit temps avant de passer du stade "je touche avec les yeux" à celui de "je touche avec les mains". Par contre ensuite, on veut tout. Enfin moi je craque sur la plupart des fringues qui sont là-bas.
Le hic par contre, c'est les chaussures. Il n'y en a presque pas et le peu qui sont venues là bas sont vraiment très moches. Enfin, moi je n'aime pas du tout. Elles sont vraiment banales en vernis noir. Ce n'est pas chez Démonia que je trouverai les cuissardes de ma vie ou la fameuse paire de chaussures à talons rouges (le sommet du fétichisme) qui me fait tant rêver depuis pas mal de temps.
La dernière fois que j'y suis allée avec Monsieur Violet c'était parce que je voulais une jupe en vinyle (le Docteur R. Hubert Histe va brailler si il lit cette note). Je l'avais repérée sur le site mais j'avais hésité à la commander et j'ai drôlement bien fait. Quand je l'ai eu entre les mains, elle ne me plaisait pas vraiment. Je ne l'avais pas vue aussi courte en fait et je savais que si je l'achetais je ne la porterai pas alors autant garder mes euros. J'ai longtemps trainé au rayon des corsets, j'ai vu le rose et noir que Comatine s'est offert et c'est vrai qu'il est super beau "en vrai". J'en ai vu un superbe en vinyle noir, le sommet du glamour mais un peu trop cher.
Oui car le souci majeur de Démonia, c'est le prix (quoi que ce ne soit pas la boutique fetish la plus chère). Lorsque j'avais acheté mon serre-taille en cuir là-bas, le compte en banque avait pleuré. Mais bon, on s'y retrouve niveau qualité. Comme le dirait le Docteur R. Hubert Histe (oui encore lui), qui est mon "conseiller personnel en latex" (joke, joke), il vaut mieux payer cher un truc qui dure longtemps plutôt que de s'offrir une paire de gants en latex made in China à 29€90 qui pète à la première utilisation. Il n'a pas tort. Mon serre-taille est comme neuf et pourtant je m'en suis servie très souvent, bon pas tous les jours non plus je vous l'accorde.
Mais on trouve tout de même des choses abordables aussi chez Démonia. Les bas en latex n'y sont pas trop chers, les gants non plus d'ailleurs. Evidemment moi je rêve de gants opéra en cuir alors le prix est tout de suite beaucoup plus élevé mais on attendra et on finira bien par en trouver une paire plus (ou moins) dans notre budget. La dernière fois j'ai flâné pas mal, j'ai décortiqué le rayon vinyle, j'ai bavé devant le nombre de corsets, j'ai rêvé devant les colliers en métal ... J'en voyais déjà un autour du cou de Monsieur Violet, je suis certaine que ça lui irait à ravir ... Mais le prix est totalement dissuasif, pourtant ils sont beauc ces colliers en métal, assez fins avec une petite boucle discrète. Je trouve ça élégant en fait. Lors de notre dernière visite chez Démonia, nous n'avons dépensé que 22 petits euros ...
Boutique Démonia
10 cité Joly
75011 Paris
Ouvert du lundi au samedi de 11h30 à 19h30
11:23 Publié dans Un peu de Paris | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : down and out in Paris
06 mars 2006
Debriefing
Paris c'était bien. D'ailleurs, comment celà aurait-il pu en être autrement ... Mais comme tous les trucs biens, Paris c'est passé très vite. Trop vite. Pourquoi les bons moments et les jolis instants de la vie sont-ils toujours aussi fugaces ? Paris c'était pluvieux, gris et frais mais Paris c'était bien. Le voyage me paraissait lent, comme si le train patinait. J'étais impatiente, tellement impatiente. Tellement impatiente de voir le bout du nez de Monsieur Violet au bout du quai. Tellement impatiente de sentir les lèvres de Monsieur Violet sur les miennes, de sentir sa main presser la mienne. Tellement impatiente de glisser mon nez dans son cou, de glisser mes mains sous son pull. Je m'emballe, à la gare je me suis contentée de ses lèvres toutes douces et de ses bras autour de moi.
Jeudi, ce fut shopping. Pour l'occasion Monsieur Violet avait posé une journée de congès. Direction la rue de Rennes et le Body Shop. Je devais refaire mon stock de gloss aux fruits et de beurre corporel. Cette fois, j'ai fait la totale fraise. Avant j'avais le beurre corporel à la noix de coco, et un autre à l'olive verte. Mais j'avais envie de changer alors pourquoi pas la fraise. Ca sent bon le fruit rouge, peut-être est ce une incitation cachée pour que Monsieur Violet me croque ... J'ai completé ça avec un stick à lèvres "cocoa butter lip care stick". Ce truc est purement magique. Déjà, ça a un super bon goût, cacao oblige. En plus, la texture est super, assez grasse en fait (éviter de porter ça quand on sait qu'on va bisouiller un monsieur) mais elle protège bien les lèvres qui sont immédiatement souples et douces. Bref, l'essayer c'est ne plus vouloir en utiliser un autre. C'est radical. Le seul hic, c'est que ça donne envie de le manger et il a des chances de ne pas rester longtemps sur les lèvres mais c'est le risque à prendre. Et puis jeudi, j'ai cédé à un autre de mes caprices (encore un, oui je sais et non j'ai même pas honte). Après le déjeuner, nous avions décidé d'aller chercher ma fameuse housse portefeuille machin machin rose. Seulement, incapables de savoir comment nous rendre à l'adresse indiquée (comment ça les Violet ne sont pas doués ?) donc hop petit coup de fil à Mister Mappy Sur Pattes, j'ai nommé le Sieur Hussard en personne. Bon enfin, il a fini par nous trouver le nom du métro où descendre, étant donné que j'avais bien noté l'adresse de la boutique mais que j'ai oublié le post it à la maison ... je ne connaissais pas le numéro dans la rue, et en plus elle est drolement longue la rue de la
Boétie finalement. Enfin bon, nous voilà dans la boutique consacrée aux ZiPod et là je repére dans la vitrine la même housse que celle que je veux mais ... en noir !! Dans la seconde, je commence à marmonner entre mes dents et dans l'oreille de Monsieur Violet que "de toutes façons, dès que je veux un truc ben il y est jamais ... c'est nul, ça me gonfle, si c'est comme ça je sors direct, ça sert à rien de rester à regarder les vitrines" etc etc, le truc classique en fait lorsqu'on me connait. Mais subitement, ô joie mon regard croise la fameuse housse rose. Et hop, après quelques minutes j'avais ma jolie petite chose et mon iPod adoré est enfin bien protégé dans mon sac.
Vendredi, Monsieur Violet travaillait alors je suis allée au Louvre comme prévu, avec Monsieur Cric Manivelle pour l'expo Ingres. Bien entendu, je suis partie un peu en retard (en fait je me suis rendormie après le départ de Monsieur Violet pour le boulot) et sous la pluie sans parapluie, trop facile sinon. Un monde fou sur la ligne 12 et la semelle de mes bottes qui se la jouait glissante mais je suis finalement arrivée sans encombre jusqu'à la pyramide inversée, lieu du rendez-vous. Je suppose que je devais avoir une tête de grande malade parce que Cric m'a proposé d'emblée un café avant d'attaquer l'expo. Nous avons pu passer devant tout le monde à l'entrée du musée (oué je me la joue et alors ?!) et j'ai du poireauter pour acheter mon billet. J'ai des soucis avec les distributeurs automatiques en fait, là je voulais absolument lui refourguer mon billet de 10 euros sans avoir validé ma demande. Heureusement la Manivelle veillait au grain, non sans se foutre de ma poire de façon éhontée, le vilain garçon. Bref, expo très chouette.
Et puis après j'ai rencontré l'Eclipse, la seule et unique Flibustière qui elle aussi a galéré dans les transports pour nous rejoindre. C'était une vraie joie de la voir "en vrai". Elle est délicieuse vraiment. D'ailleurs après que le Hussard soit parti travailler, nous sommes restées toutes les deux. Entre confidences, conseils et fous rires en tout genre. J'ai vraiment passé un agréable moment et j'ai hâte de recommencer. De toutes façons, on doit se croquer une meringue, ce qui est dit est dit on ne peut pas revenir en arrière. Nous nous sommes quittées vers 17h30 et le temps pour moi de passer voir le Hussard à son boulot pour récupérer le dessin violet que j'ai "gagné" en passant mes examens. Monsieur Violet m'a appellé pour me dire qu'il était sorti du travail et pour savoir où j'avais atteri finalement. Nous nous sommes retrouvés au kiosque à journaux à Invalides, il avait le bout du nez tout froid. Du coup, en guise de réchauffage nous nous sommes offert une creperie. De bonnes crêpes et une bolée de cidre, il n'y a que ça de vrai.
Samedi, j'ai voulu refaire du shopping mais un peu plus orienté celui-ci. Je voulais une jupe en vinyle que je n'ai pas trouvé finalement. Celle que j'avais repéré sur le site de Demonia s'est revelée à l'essayage beaucoup trop courte et la jupe longue n'était disponible qu'en taille S et je n'y rentre pas dedans (ouinnn). Je me suis vengée en achetant une jolie cravache tressée. Au Concorde du boulevard Magenta c'était tout très moche, et Phylea est toujours autant hors de prix (300 euros le corset en dentelle je veux bien mais ça fait un brin cher tout de même). Petit tour aux Halles puisqu'on était à coté et puis j'ai voulu retourner voir une paire de bottes que j'avais vu le jeudi. Monsieur Violet n'est pas contrariant (me demande comment il me supporte en fait). Bon au final, dans une autre boutique j'ai vu une autre paire de bottes et on s'est dit que ce serait amusant que je la passe. L'essayer c'était l'adopter et je suis ressortie de la boutique avec la fameuse paire de bottes neuves aux pieds. J'ai cru voir passer dans le regard de Monsieur Violet une petite lueur gourmande. Je ne les ai pas encore pris en photo mais ça ne saurait tarder. Elles plaisent beaucoup à Monsieur Violet et je les adore moi aussi.
Hier dimanche c'était relâche sous une pluie fine. Pas de shopping ou de crise capricieuse. Non j'ai été sage, je n'avais en plus pas du tout envie de partir. Mais je suis partie malgré tout, il faisait froid à la gare. Je n'avais pas envie de rentrer ...
23:40 Publié dans Mon nombril, Un peu de Paris | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Ingres au Louvre
Vendredi matin, comme prévu j'ai pris mon courage à deux mains et je suis sortie affronter la pluie battante pour me rendre au Louvre. J'ai retrouvé monsieur Cric Manivelle à peu près à l'heure (pas ma faute si la ligne 12 était bondée à cette heure ci ahlàlà). Après être passés tout rapide à l'entrée du musée et avoir acheté les billets (péripéties que je vous raconterai dans une autre note je pense), nous sommes enfin rentrés dans l'univers de Jean Auguste Dominique Ingres.
J'ai été assez impressionnée par ses dessins, finalement plus que par la plupart des tableaux. Enfin, les portraits peints sont assez bluffants, même si j'ai vraiment pu remarquer qu'il avait un sens des proportions assez étonnant : hanches étranges, taille peu ou pas marquée, une jambe plus courte que l'autre etc ... En fait il devait sans doute prendre des libertés avec les corps afin que sa peinture soit cohérante à ses yeux. Mais c'est tout de même étonnant lorsqu'on se retrouve nez à nez avec ce genre de trucs. J'ai bloqué sur les mains aussi, j'avais l'impression qu'elles étaient bizarrement peintes mais apparemment ça n'a choqué que moi donc, ça doit venir de moi ...
A l'entrée de l'expo donc, deux tableaux monumentaux représentants des scènes de la mythologie. Très classique en somme mais assez mal mis en valeur à mon sens. Les spots, censés valoriser les peintures, ont pas mal desservis les oeuvres je trouve. Les reflets gâchent un peu le plaisir qu'on peut avoir à se creuser la tête face à un tableau de cette taille.
Après plusieurs salles de portraits de personnages connus (du type Napoléon 1er) ou totalement inconnus, j'ai "rencontré" la Grande Odalisque et la Baigneuse de Valpinçon qui sont, je dois bien l'avouer, les deux tableaux qui m'ont incité à me bouger le popotin. Peut-être même plus que le fait de me dire que c'était la toute première retrospective de ce peintre jamais organisée en France. Enfin en ce qui concerne les portraits, j'ai été scotchée par les drapés des robes. Fabuleusement bien faits, j'ai même eu envie de posséder une telle robe, en velours violet pourquoi pas. Les tenues de l'époque Empire sont vraiment très belles.
J'ai également découvert que Ingres avait sévi dans le registre portraits d'enfants. Je ne le savais pas et cette découverte est un ravissement pour les yeux. Les détails sont sublimes. De même que les différentes études pour plusieurs tableaux. Comme je le disais au Hussard "pour lui ce sont des esquisses mais moi je serai plus que satisfaite si j'arrivais à ce résultat". A la fin de l'expo, nous avons pu admirer le fameux violon d'Ingres. Mes yeux sont ravis par ces quelques heures passées au Louvre ...
Pour en voir et en savoir plus à ce sujet, foncez ici ...
13:00 Publié dans Beaux lieux, Un peu de Paris | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24 février 2006
Un casse-tête chinois
Je commence à préparer mon petit planning parisien. Outre le shopping (Le Bon Marché, Ernest, Body Shop etc et p'têtre même Demonia) et les restaurants prévus, il faut que je trouve une occupation pour vendredi puisque je serai toute seule étant donné que monsieur Violet sera au boulot (faut bien travailler de temps en temps huuu huuu). Enfin bon, toute seule c'est vite dit puisque je dois aller croquer une meringue à la violette en compagnie de la Jolie Flibustière et de monsieur Cric Manivelle.
D'ailleurs, ce dernier me propose deux solutions pour débuter (ou continuer) la journée et le choix est cornélien. Voyez plutôt ... Le plan A ressemblerait à aller au Louvre pour visiter l'expo consacrée à Ingres (que je veux de toutes façons visiter, avec ou sans la Manivelle) et finir par un thé à la menthe accompagné de baklavas. Je trouve ce programme bien sympathique. Mais bon, l'option numéro 2 ou plan B est pas mal non plus. Studio avec thé à la menthe et baklavas (bah oui lorsqu'on a une obssession on a du mal à s'en défaire) , suivie d'une séance photo intérieure et d'une balade au Père-Lachaise (si bien entendu le temps s'y prête je n'ai pas envie de me trimballer avec un parapluie par exemple) puisque je n'ai encore jamais réussi à mettre la main sur la tombe de Champollion et ce, même avec un plan du cimetière à la main. Je suis un peu la David Vincent du Père-Lachaise, lui il n'a pas réussi à trouver son raccourci et moi je n'ai pas réussi à trouver la tombe du déchiffreur des hiéroglyphes. Enfin toujours est-il que Mister Cric Manivelle semble savoir où elle se cache, occasion unique donc ...
Voilà où j'en suis, j'ai une semaine pour me décider. Je crois que je vais m'en remettre à la météo en fait ... Si il fait gris et vraiment moche, on prendra l'option Ingres et si il fait un temps plutôt agréable, on ira visiter Jean-François. Ca me parait une bonne solution parce que je suis totalement incapable de choisir entre deux trucs qui me plaisent.
Pic : La fameuse tombe de JF Champollion
19:37 Publié dans Mon nombril, Un peu de Paris | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
20 février 2006
Bientôt ...

... tout bientôt, mes joues seront rougies par l'air de Paris. Mes yeux pourront dévorer la ville lumière, mes lèvres se gerceront sous l'effet du vent. Ce même vent qui me décoiffera alors que je serai en train de cavaler dans les rues. Paris me manque, Paris m'attend. Je suis bientôt là Paris. Bientôt blottie au creux de tes bras.
23:50 Publié dans Mon nombril, Un peu de Paris | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : down and out in Paris
10 février 2006
Parfois ça me manque

Bientôt je serai en train d'arpenter tes rues, Paris ma belle ... Mes talons claqueront et je respirerai ton odeur à pleins poumons. Paris me manque, je la retrouve d'ici quelques semaines pour quelques jours ...
Art by Francis Fukuyama
18:07 Publié dans Mon nombril, Un peu de Paris | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : down and out in Paris
06 février 2006
Le musée Rodin
C'est dans l'hôtel particulier dont Rodin fut le pensionnaire, l'hôtel Biron, que se situe le musée Rodin. Parfait exemple d'architecture rocaille, il est entouré d'un parc de trois hectares et renferme une collection unique de marbres, plâtres, cires, terres-cuites, peintures et autres oeuvres d'art réalisées par l'artiste jusqu'à sa mort en 1917, dont bien sûr les plus célèbres : "Le Baiser", "Le Cri" ou encore "Le Penseur".
Mais les collections de ce grand "bric à brac" conforme aux souhaits de l'artiste ne s'arrêtent pas là. On y trouve en effet également une série d'oeuvres de ses contemporains, de son élève et maîtresse Camille Claudel, et, surtout, la série d'antiquités rassemblées patiemment par ce collectionneur passionné. Dans ces diverses oeuvres, reflétant le goût éclectique de l'artiste, et issues de l'antiquité égyptienne, grecque, romaine, mais aussi médiévale ou japonaise, on peut lire ses innombrables filiations artistiques, ses sources d'inspiration, son goût de la cassure et du fragment.
Une série de photographies laissent une trace de l'autre grand centre d'intérêt de Rodin, qui fut l'un des premiers à comprendre les enjeux de la reproduction de ses oeuvres et fit appel toute sa vie durant à des grands noms de la photographie, notamment Eugène Druet et Eduard Steichen.
La visite des jardins seuls est payante, à peine un euro. Mais elle est plutôt agréable à faire, même lorsqu'il fait froid. Le parc, avec son bassin et ses allées de tilleuls, est un véritable "jardin de sculpture". On peut y croiser par exemple un exemplaire des célèbres "Bourgeois de Calais". Pour se réchauffer après avoir parcouru les jardins, il y a un petit troquet qui fait aussi cantine et qui sert des tartines poilâne démentes .. et des mousses au chocolat aussi.
Le musée Rodin, quatrième musée national le plus visité de France, est l'un des rares à ne pas être subventionné.
Musée Rodin - 77 rue de Varenne - 75007 Paris
Métro : Varenne / Invalides
Art : "La porte de l'Enfer"
13:15 Publié dans Beaux lieux, Un peu de Paris | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
14 janvier 2006
Le Petit Palais
Attenant au Grand Palais, le Petit Palais abrite les collections du musée des Beaux-Arts de la ville de Paris. Construit pour l'Exposition universelle de 1900 par Charles Girault, le musée présente un panorama artistique complet, de l'Antiquité au XXe siècle, et organise également des expositions temporaires, appelées "expositions collections".
Les oeuvres du musée sont d'une grande diversité, des bronzes antiques jusqu'à la peinture française du XIXe siècle, en passant par les majoliques de la Renaissance, la peinture hollandaise du XVIIe siècle, sans oublier les estampes anciennes et modernes avec Rembrandt, Schongauer, Dürer et Goya. Trois collections différentes font la richesse du Petit Palais : les collections Dutuit d'art grec, romain, égyptien, d'objets d'art, de tapisseries, de statues, de livres et ivoires du Moyen Age et de la Renaissance mais aussi de peintures des écoles hollandaises et flamandes des XVIe et XVIIe siècles, des écoles française et italienne du XVIIIe siècle et de faïences et de porcelaines. On y découvre aussi un ensemble de meubles, de tapisseries et d'objets d'art du XVIIe et XVIIIe siècles appartenant aux collections Tuck. Et enfin, les collections municipales constituées d'oeuvres de peintres français du XIXe siècle : Courbet, Degas, Cézanne, Bonnard, et d'objets d'art 1900.
Le fonds d'art ancien du musée est dû pour l'essentiel à la donation des frères Dutuit, riches rentiers et amateurs d'art, qui ont légué en 1902 leur importante collection d'objets d'art de toutes les époques. Ce fonds a été complété en 1921 par les quelque 300 pièces de la collection d'Edward Tuck et de sa femme, un couple d'Américains installés à Paris.
Le musée présente ses collections hors de ses murs parisiens en proposant des expositions à l'étranger, appelées "Ambassades du Petit Palais" mais aussi en régions, nommées "Petit Palais en régions", ainsi que dans d'autres lieux de la capitale, afin de rendre ses pièces accessibles au plus grand nombre.
Après quatre années de travaux, le plus vaste musée parisien s'étend désormais sur 22.000 m2.
A y voir en ce moment :
- L'exposition de pastels, peintures et estampes de Quentin Blake (souvenez vous, il s'agit de l'illustrateur des livres de Roal Dahl que vous lisez quand vous étiez môme).
- Une exposition de photos noir et blanc qui retracent l'aventure de la rénovation du musée.
Petit Palais - Avenue Winston Churchill - 75008 Paris
Métro : Champs-Elysées / Clémenceau
11:20 Publié dans Beaux lieux, Un peu de Paris | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : down and out in Paris
07 janvier 2006
Le Bouillon Chartier
Dans le 9° arrondissement de notre chère capitale, 7 rue du Faubourg Montmartre, il y a un des restaurants parisiens que je juge incontournables : Chartier. C'est comme une cantine, un resto dans lequel il y a un bruit énorme (pour se parler, faut limite hurler donc très mauvais plan pour un diner intime par exemple hein) mais dans lequel il faut se pointer genre vers 18h30 pour avoir une table.
La bouffe est bonne, un peu comme celle qu'on pourrait faire à la maison, un genre bouchon lyonnais mais sans les spécialités lyonnaises. Enfin moi j'aime bien y aller de temps en temps. Ca fait un bail que je n'ai pas mis les pieds là-bas, la dernière fois que je voulais y aller et que Loulou a cédé à mon petit (tout petit oui oui) caprice, il y avait tellement de monde qui attendait pour avoir une table que nous avons abandonné pour nous rabattre sur une pizzeria.
Ce qui est typique aussi, c'est l'accueil des serveurs et des serveuses. Une horreur! Enfin je veux dire, pas un sourire et pas un mot sympathique. Ca pourrait être très désagréable mais en fait je trouve ça follement drôle. Ca dénote un peu de l'esprit assez peu sympa de la plupart des commerçants parisiens. Enfin moi je trouve ça très folklo et au final ça me fait hurler de rire.
Je me souviens d'une fois en particulier. Je dinais en compagnie de Nicolas et Christophe, et on avait l'air de taper sur les nerfs de notre serveuse (genre la cinquantaine bien tassée, le petit tablier blanc sur la stricte robe noire) quand elle prenait notre commande. Bref, après avoir choisi nos plats, les garçons sont passés au choix du vin. Ils ont eu du mal à se décider sous le regard noir de notre serveuse qui faisait les yeux au ciel régulièrement. Ils ont fini par choisir une demie bouteille de vin rouge (je ne sais plus quel cru). 
Je ne devais pas en boire et puis finalement en mangeant, je me suis laissée faire et la pauvre demie-bouteille n'a pas suffit (nooooon je ne suis pas alcolo on se calme). Alors les garçons ont rappellé notre "super serveuse" pour lui demander une autre bouteille et là, royalement elle nous sort : "Ca je me doutais bien qu'une demie-bouteille nous vous suffirait pas". A croire qu'on a des gueules de poivrots
Voilà pour la petite anecdote, allez y faire un tour si vous ne connaissez pas, je pense que vous ne serez pas déçu. Au pire, allez jeter un petit oeil sur le site du restaurant.
22:20 Publié dans Un peu de Paris | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : down and out in Paris







