13 mai 2008
La Merveille
Parce que j'en suis folle, parce que je la trouve plus belle de jours en jours, parce que lorsque je reçois un sms de sa part qui dit que je lui manque et qu'elle m'aime ... je serai prête à lui acheter sa paire de Geox argentées sans même râler sur le prix.
J'aime cette petite fille qui grandit, qui grandit.
N'est-elle pas belle ? Si belle (bon évidemment j'ai dû mettre un filtre sur la photo pour qu'on ne me la chippe pas alors ça la défigure un peu ma pauvre Tite Princesse), so nice so sweet.
Enfin bon, ce week-end je suis donc descendue profiter de ce viaduc pour passer quelques jours auprès des gens que j'aime le plus au monde. Tit Coeur, Namour en chef, était bien entendu de la partie. Ce fût trop rapide, j'ai passé de très bons moments. Rire aux larmes, cirque improvisé par un Roger Lanzac en grande forme, barbecue avant l'orage, plantes aromatiques odorantes et quiétude familiale. Bref j'étais bien. Comme dans une bulle remplie de coton douillet qu'on n'a pas envie de quitter.
Et puis Tite Princesse et ses chaussures argentées qu'elle ne parvient pas à trouver en pointure 32. A croire que c'est la pointure standard des petites minettes pimbêches de 10 ans. Des Geox donc pour la donzelle car la Merveille, bien que belle, a un gros défaut. Elle pue des pieds ! C'est amusant en fait. Lorsqu'elle marine longtemps dans une paire de chaussures, cette si jolie petite chose se retrouve avec deux véritables horreurs malodorantes au bout de ses jambes. Tout ça pour dire que si demain je trouve la paire de chaussures sur laquelle elle a craqué, je vais m'empresser de les prendre pour elle.
Parce que j'imagine déjà ses joues rouges de contentement lorsqu'elle ouvrira le paquet de la Poste, parce que j'imagine déjà ses yeux pétillants de joie, je vois d'ici le sourire qui illuminera son beau minois, parce que je l'aime autant qu'elle m'aime ...

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15 octobre 2006
L'anniversaire de Tite Princesse
Aujourd'hui, un évément de taille a eu lieu. Mademoiselle Séréna a eu 8 ans. Le temps passe très vite, celà fait déjà 8 ans que je regarde grandir cette petite fille avec émerveillement. Lui trouver un cadeau n'a pas été facile encore une fois mais j'ai fini par lui dénicher un bouquin et un réveil Diddl rose bonbon (c'est moche comme tout mais elle adore ces monstueuses souris à grosses pattes), très fifille comme elle aime.
Et donc on a profité du fait que son anniversaire tombait pile poil aujourd'hui dimanche pour le fêter dignement. Je me suis donc fait un minimum belle, enfin "belle" est un bien grand mot. On va dire que je me suis fait présentable pour faire honneur à la demoiselle. Une bonne grosse touche de violet, un peu de mascara, un poil de brillant à lèvres, quelques gouttes de parfum et hop.
Encore une fois, elle a été bien gâtée. Et encore, elle n'a pas eu tous ses cadeaux puisque les soeurs de Géraldine n'étaient pas là (j'aime autant en fait ...) donc ça promet pour la suite. Elle m'a d'abord montré les multiples cartes qu'elle a reçu hier pour l'occasion. Puis elle a déballé cadeaux et étrennes en braillant de contentement. Cette année, elle a bien apprécié les billets qu'elle a trouvé au fond des enveloppes. C'est le signe que ma petite Nini grandit, et quelque part ça fait bizarre. Je n'arrive pas trop à définir ce que je ressens de la voir devenir une grande fille. Têtre que je me dis que je vieillis en fait.
Ses parents lui ont offert un baladeur mp3, elle a eu les joues écarlates en ouvrant le paquet. En général lorsqu'elle rougit ainsi c'est qu'elle est réellement très contente. Sans vouloir passer pour une vieille rabat-joie, je trouve qu'un baladeur mp3 pour une môme de 8 ans c'est un peu exagéré, je sais pas ça me choque un peu. Pourquoi pas un téléphone portable aussi ... Certes, c'est "juste" un baladeur basique, pas un iPod ou un truc du genre mais quand même ... Il n'y a plus trop de limites dans les cadeaux j'ai l'impression.
En plus, comble du délire, elle n'a pas d'ordinateur donc pas de morceaux en mp3 pour mettre dans son super baladeur. Et du coup, qui doit se taper les cd à importer et à coller sur le bazar ? Hum ? Ben c'est moi (bon d'accord je fais celle que ça agace alors qu'en fait, pour cette gamine je ferai n'importe quoi). Mais alors vu les monstruosités qu'elle m'a filé ... je sens que je ne vais même pas écouter si la qualité est bonne ou non. Rien que les noms me font flipper en fait mais je serai courageuse, j'ai promis.
Au rayon sucreries en tous genres, mon instinct de gloutonne chocolatesque a été plus que ravi. Pour varier les plaisirs, Séréna avait deux gâteaux pour mettre ses 8 bougies. Deux gâteaux terribles, le choix a été archi difficile. Imaginez plutôt ... j'ai du choisir entre un gâteau à la mousse au chocolat et un gâteau à la framboise. Argh c'est pas humain pareil dilemme. Finalement j'ai pris chocolat, ça a été plus fort que moi. Et bien je me suis regalée même si je n'ai mangé que la moitié de mon morceau puisque miss Séréna qui avait pris framboise a voulu goûter dans mon assiette et qu'elle a fini par s'envoyer la moitié de ma part.
On a passé l'après-midi entre promenade et jeu de société. Elle a voulu jouer au monopoly, j'adore ça en fait. Je pourrai passer des heures entières entre le monopoly et le trivial pursuit. Seulement il est bizarre son jeu. C'est un truc éléctronique, on ne se sert plus de billets mais de fausses cartes visa. Ca m'a perturbé (oui j'suis vieille il m'en faut peu). Et les rues ne sont plus les mêmes non plus ... j'avais l'habitude de mon boulevard des Capucines, de ma place de la Bourse et de ma place Pigalle. A présent ce n'est plus ça du tout. A la place, on a le choix entre Montmartre, Le lycée Henri IV ou bien encore le pont Alexandre III. Ca aussi ça m'a perturbé. Même si le plus perturbant, c'est Séréna qui n'arrête pas de tricher et qui ose hurler à la mort lorsque je lui dis que non, ce n'est pas possible de faire 13 avec deux dés à six faces. La sale bestiole quand même.
Finalement j'ai passé une bonne journée. J'ai bien fait d'y aller. Hier matin, j'ai eu un sale coup de blues et j'étais bien décidée à ne pas m'y rendre. D'ailleurs, Tit Coeur a insisté comme un malade pour me faire changer d'avis sans succès. J'ai d'ailleurs récolté un "ce que tu peux être exaspérante Emma parfois !!", je me le suis pris un peu à travers les dents mais bon, il a sans doute raison en fait. Moralité, j'ai drôlement bien fait de l'écouter ...
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21 avril 2006
Les ballons
Séréna me ressemble sur un point. Lorsque j'avais son âge, j'étais aussi maladroite et empotée qu'elle l'est. C'est bien simple, elle lâche presque tout ce qu'elle prend. Elle casse pas mal de trucs sans le faire exprès, elle rate des marches ou elle se tord la cheville parce qu'elle ne fait pas attention. Elle grimpe sur son vélo, elle trouve le moyen de déraper sur des graviers. Si elle joue au tennis, ne restez pas derrière elle car elle prend son élan pour faire un revers sans prendre garde ... et elle a à moitié assommé sa copine Océane la dernière fois. Bref, Séréna n'est pas très adroite avec ses petites mains, mais là où elle a particulièrement la poisse, c'est avec les ballons. Elle aime bien les ballons, les "vrais" comme les ballons de baudruche.
La dernière fois que je l'ai emmenée au McDo avec sa soeur, elle a eu droit à un joli ballon rouge avec un Ronald dessiné dessus. Heureusement, elle ne l'a pas trop bricolé pendant qu'elle mangeait. Le ballon était posé sur la table, tout le monde était très sage. Ca s'est corsé lorsque nous sommes montées en voiture. Je ne sais pas comment elle s'est débrouillée mais elle a fait exploser le ballon en moins de cinq minutes. Un énorme "boooooum" dans tout l'habitacle ! Et je peux vous dire que lorsque vous êtes en train de conduire et qu'un ballon explose dans votre dos, vous faites un bond de quinze kilomètres de haut. Enfin, j'étais juste sortie du parking, je ne roulais pas vite donc c'est un moindre mal. Bien entendu, elle s'est lamentée pendant tout le trajet sur son ballon tout mort.
Elle en avait un autre en baudruche chez elle, d'un bleu clair du meilleur effet. Elle a commencé par écrire dessus avec un stylo bille, j'avais peur qu'elle passe la pointe du stylo au travers mais non, pas d'accident pour une fois. Mais bien sûr, ça ne pouvait pas durer. Plantons le décor. Nous sommes dans la cuisine chez elle, des placards, un évier et une hotte aspirante au-dessus du piano à cuisiner. Sur le rebord de la hotte, les poules et les coqs en métal (ou en tôle, je ne sais pas trop) que ma cousine collectionne avec passion. Séréna, 1m12, qui joue à lancer son ballon de baudruche en l'air. De plus en plus haut ... et de moins en moins droit bien entendu. Jusqu'à ce que le ballon vienne heurter un coq qui, du coup, se trouve déséquilibré. Et qui, séquence au ralenti genre Claude Lelouch "Un homme et une femme" chabadabada, commence à tomber du rebord de la hotte. Séréna a juste eu le temps de se décaler sinon elle se le prenait sur la tête. Résultat des courses : un coq sans tête (le métal n'a pas résisté à la énième chute) et une gamine partie pleurer dans sa chambre après s'être fait rabrouée par son père.
Enfin, dernier exploit en date avec son ballon neuf orné d'un poisson Nemo. Dans la cour chez ma marraine, Séréna jouait à faire des passes à sa soeur. Un truc classique en somme, rien de rare. Sur la terasse qui surplombe la cour, ma marraine a un coussin de belle-mère, je crois qu'il s'appelle ainsi, un petit cactus avec de grosses épines. La suite est facile à deviner. Pour que sa soeur ne rattrape pas le ballon (elles s'amusaient à se donner un gage lorsque l'une d'entre elles perdaient la balle), elle s'est mis à le lancer de plus en plus fort, de plus en plus mal et de plus en plus haut. Si bien que le ballon a fini par atterir directement sur la plus grosse aiguille du cactus et vu la force du lancer, le ballon n'a pas résisté. Il est devenu gros comme un pamplemousse, puis de la taille d'une orange, d'un abricot, d'un grain de raisin ...
Elle n'a vraiment pas de chance avec les ballons.
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01 avril 2006
Sous la pluie
Et voilà, ça recommence. Il pleut. Et il pleut même très fort. Pas le petit crachin genre celui qu'on trouve à Londres. Non non. C'est plutôt la bonne grosse pluie qui vient s'écraser sur le visage. Sploutch. Evidemment, deux jours de temps printanier c'était trop demandé. Enfin bon, il pleut, tant pis.
Ce matin, je me suis levée tôt. Avec la pluie, c'était un régal. Aucune envie de quitter ma couette douillette. Je me suis étirée comme si j'avais encore besoin de me reposer. Pourtant, hier soir je ne me suis pas couchée tard. J'avais la migraine (ça change) et Monsieur Violet m'avait prévenu qu'il passait la soirée avec un pote. Donc je n'avais même pas de réelle motivation pour lutter contre le mal de tête. Opération cachet et couette avec un bouquin. Comme j'avais la tête dans un étau, il me fallait quelque chose de simple à lire. J'ai opté pour un album d'Aria "L'elixir du diable". J'aime bien cette série de BD, le personnage me plait beaucoup. Bref, ça ne m'a pas demandé beaucoup de reflexion et ça m'a bien diverti.
Je me suis donc levée tôt parce que je devais aller voir Liviana pour l'aider en français comme je le fais régulièrement. Au programme ce matin les pronoms personnels et le complément d'objet direct. Ca m'amuse en fait de faire ça, et en plus ça l'aide pas mal puisqu'elle a eu tout juste à ses dernières évaluations. Ca prouve que je ne suis pas si mauvaise en professeur et qu'elle n'est pas aussi étourdie que son insitit' persiste à le dire. De toutes façons, j'ai l'impression que cette instit' a ma petite cousine dans le colimateur et que tout est pretexte pour la casser. Super la pédagogie, vive l'Education Nationale.
Et puis du coup, j'ai récupéré miss Séréna comme prévu. Elle savait que je venais et pourtant lorsque je me suis amenée, elle était encore toute débraillée, genre en tenue d'intérieur, en train de regarder la télé. Pas affolée quand même la môme. Ca va que c'est elle (et que j'en suis totalement gaga) sinon j'aurai râlé. Elle a fini par grimper dans sa chambre pour se préparer et elle est redescendue avec son jogging bleu (que je ne peux plus voir en peinture puisqu'elle l'a sans arrêt sur le dos, à croire qu'elle n'a pas d'autres vêtements cette pauvre petite). J'ai trouvé étrange qu'elle soit si rapide mais après tout, les miracles existent peut-être.
Après un temps de négociations, j'ai fini par lui céder et accepter d'aller manger au McDo (qui a dit que je suis faible avec cette gamine ?). Elle saute dans la voiture, elle attache sa ceinture et zioup nous voici en route. C'est là qu'elle m'annonce calmement qu'elle n'a pas pris sa douche ce matin. Moi, partagée entre hurler à la mort et tenir mon volant en me concentrant sur ma route, je lui demande en quel honneur elle a zappé l'instant toilette. Et toute zen (et pas démontée pour deux sous), elle me répond "qu'elle a pris une douche hier soir et que de toutes façons [elle] n'est pas sale, et que donc pas besoin de se doucher tous les jours". Je rêve tout debout. On dirait un peu les crises qu'ont parfois les ados en refusant l'isage de la savonnette. Mais bon, là elle n'a que 7 ans quand même, ça me parait un peu tôt pour ce genre de fantaisies.
On a donc mangé au McDo, elle a bien trempouillé ses doigts dans son cornet de frites mais elle a tout de même eu droit à un ballon avec un superbe Ronald dessiné dessus. Ballon qu'elle s'est empressée de faire péter à peine rentrée dans la voiture. Mes pauvres oreilles et mon pauvre coeur sont ultra résistants. Nous sommes donc rentrées et nous avons regardé "Les choristes" après avoir eu un compte rendu des derniers potins du village où elle vit. La demoiselle est une véritable concierge au courant de tout ce qui se passe. Je me demande comment elle fait.
Encore une journée rigolade pour ma Séréna pas douchée et moi.
18:40 Publié dans Mon nombril, Séréna et moi | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
10 janvier 2006
Le jour où ...
En 1998, mon cousin et sa femme (qui n'avait pas encore une jolie bague autour du doigt) nous ont annoncé avec un large sourire qu'ils allaient de nouveau être parents au cours du mois d'octobre. Mouais bof je me suis dit "encore un gosse qui va nous casser les oreilles lors des réunions de famille" et je n'y ai plus trop songé.
Il faut dire qu'ils étaient à cette époque les joyeux parents de Liviana, une adorable poupée de trois ans blonde aux yeux bleus mais du genre très capricieuse et pas très bien élevée. Le genre "enfant-roi". A mon sens, ils étaient fous de remettre le couvert pour transformer un autre bébé en une éspéce de sale gosse tête à claques. Mais après tout, ça ne me regardait pas vraiment. Je ne profite de ces enfants que lorsque nous nous réunissons.
Le temps a passé, je voyais de temps en temps ma cousine dont le ventre devenait de plus en plus arrondi. Elle me parlait de son immense joie d'être à nouveau maman, chose qui me laissait totalement perplexe étant donné que je n'ai absolument aucun instinct maternel. Elle m'expliquait aussi que l'aînée ne semblait pas ravie à l'idée de devenir grande soeur. Géraldine semblait assez soucieuse en fait. Elle avait vraiment peur que Liviana soit une tigresse jalouse.
Puis lors d'une échographie, on leur a dit qu'ils allaient avoir une seconde fille. Grande joie pour Géraldine, vous pensez une seconde poupée ça ne pouvait que lui plaire. En revanche, mon cousin était un peu déçu il aurait aimé avoir un fils. Peut-être une question d'équilibre ... moi je pense plutôt que c'est le coté italien (son père est de Toscane) de mon cousin qui ressortait. Mais les décisions de Dame Nature ne se discutent pas.
Je suis devenue marraine le 15 octobre 1998. Je me souviens parfaitement de ce jour-là, je n'avais pas cours alors je trainais à la maison entre le canapé et la cuisine où j'allais embêter ma mère qui préparait le déjeuner. Le téléphone a sonné et c'est donc moi qui était désignée standardiste. C'était mon cousin au bout du fil, tout affolé, je pouvais presque voir son sourire en entendans sa voix (balèze hein). Il venait d'être père pour la seconde fois.
Je n'ai vu Séréna, car vous vous en doutez c'est d'elle dont il s'agit, que le lendemain. En rentrant dans la chambre j'ai trouvé qu'elle avait l'air toute petite dans son berceau transparent, toute fragile. Géraldine a insisté pour que je la prenne dans mes bras, j'avais presque peur de la casser ou de la faire tomber. Et c'est là qu'ils m'ont dit un truc du genre "Au fait Emma, on t'en a pas parlé avant mais on a décidé que tu serai la marraine."
A cette annonce, je me suis sentie flattée et j'ai eu un peu peur. C'est idiot mais je me suis sentie investie subitement d'un rôle à jouer auprès de cette petite fille. J'ai passé ma main sur sa petite tête, déposé un léger baiser sur son front un peu rougi ...
Depuis ma Séréna et moi c'est Pipo et Mario. J'aime cette enfant profondement.
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17 octobre 2005
L'anniversaire
Samedi, Séréna a eu 7 ans. Nous les avons fêté hier. Lui trouver un cadeau n'a pas été une chose très aisée mais j'ai fini par trouver. Je lui ai pris une boite à musique (avec un compartiment secret pour qu'elle puisse y glisser les billets doux de son petit fiancé, Paul) et un coffret contenant du papier à lettres, des crayons, des trombones et des étiquettes autocollantes. Bien entendu, j'ai choisi une carte d'anniversaire bien gratinée pour accompagner tout ça ... ne faisons pas les choses à moitié.
Hier donc, après m'être pomponnée, bien habillée (jupe et pull noirs et bas écossais pour la "touch of humour") et après avoir envoyé un sms cochonesque à Loulou, j'ai donc pris tous mes cadeaux sous le bras et direction chez Séréna, enfin chez ses parents.
A mon arrivée, elle était totalement survoltée. Genre une pile electrique qui ne tenait pas en place, sa soeur aînée m'a même dit qu'elle était debout depuis 6h30, je me demande bien comment elle fait pour se lever aussi tôt. En fait, j'ai appris qu'elle était au bord du dégoût et de la frustration d'avoir vu arriver sa grand mère avec les mains vides. La coquine n'attendait ce jour là que pour recevoir des cadeaux. Elle devait les avoir au dessert mais vu l'état de la demoiselle, on les lui a donné avant même de prendre l'apéritif (histoire finalement d'avoir la paix).
C'est avec ravissement qu'elle a vu arriver devant elle deux gros paquets, plus un paquet rouge et les deux cadeaux que je lui ai fait. Elle a eu aussi pas mal d'enveloppes qui n'ont pas remportées un franc succès, il faut dire que les mômes ne sont pas tellement sensibles aux billets. Elle n'a pas encore vraiment le sens des valeurs et pour elle, un billet n'est qu'un morceau de papier. Bref, elle a attaqué par mes cadeaux et j'ai eu le plaisir de voir ses oreilles rosir, signe de contentement chez elle. Elle a ensuite ouvert le paquet rouge et elle en a sorti un livre ... Franklin la tortue. Puis elle s'est attaqué aux gros paquets, en commençant bien entendu par le plus gros et elle a pu découvrir la poussette qu'elle avait demandé à sa grand mère. Elle avait presque des paillettes dans les yeux. Quant à l'autre paquet auquel elle ne s'attendait pas, il contenait une poupée pour mettre dans la poussette. Poupée qui s'appellera desormais Julia il parait.
Evidemment après le repas et le soufflage des bougie, la dégustation de l'éclair au chocolat qu'elle avait repéré depuis l'arrivée de l'assiette de gâteaux sur la table ("Tu vois marraine le gâteau long au chocolat j'vais tout le manger"), la première chose que demoiselle Séréna a fait c'est d'aller narguer Ophélie, la copine de sa soeur, avec tous ses nouveaux jouets ... pour revenir pleurer dans les jupons de sa mère au bout d'une vingtaine de minutes puisque les deux grandes s'étaient arrangées pour lui chipper poussette et poupée et pour jouer sans elle. Les gamins sont super chiants c'est bien connu ! Ma cousine, sa mère, ne s'en est pas vraiment mêlée. Je trouve que c'est mieux de laisser les mômes se débrouiller entre eux sans intervenir. Le drame a de toutes façons été évité puisque la nuit est tombée et que les filles n'ont bien entendu pas le droit de trainer dans les rues du village lorsqu'il ne fait plus jour.
Tout ça pour dire que mon petit Bout de bonheur a eu 7 ans et que je trouve que le temps file à une vitesse totalement affolante. Vendredi soir, je retourne voir ma filleule car on va cette fois souffler les bougies de Liviana, sa grande soeur. Encore un cadeau à faire, arf ... si quelqu'un a des idées ... je prends.
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30 septembre 2005
L'heure du conte
L'année dernière, dans ma petite bibliothèque de quartier des après-midis "Heure du conte" étaient organisées le samedi. C'était plutôt sympa, Bernadette, la conteuse, mettait un peu en scène les albums pour enfants qu'elle choisissait de lire aux mômes. Pour Noël ou pour Halloween, les enfants devaient venir déguisés pour écouter les histoires.
Au mois de février ou mars, je ne sais plus, le thème était "la gourmandise". J'ai donc décidé d'y emmener Séréna, grande gourmande de fraises et de chocolat. J'ai pris les billets auprès de mon amie Marie, qui travaille au secteur jeunesse de cette médiathèque, et nous avons un peu discuté de ma filleule qu'elle ne connaissait pas. Je lui ai brossé le portrait d'une Séréna toujours gaie et souriante, un peu fofolle et très bavarde. Juste une gamine enjouée, détendue et plutôt drôle, il n'y avait rien de bien rare là dedans après tout mais Marie se faisait une joie de voir enfin cette môme.
Après avoir dit oui, elle a fait un caprice à sa mère. Elle ne voulait plus venir, persuadée que j'allais la laisser seule pendant le temps du conte pour aller discuter avec Marie. J'ai dû lui expliquer plusieurs fois que non non je ne la laisserai pas seule et que je resterai assise à côté d'elle jusqu'à la fin. Déjà là, ma petite téméraire semblait vaciller un peu. Bref, elle a fini par comprendre et le fameux samedi je suis allée la chercher.
Je l'ai récupéré à 14h et nous sommes donc parties directement pour la bibliothèque, un peu en avance c'est vrai. En fait, je voulais avoir du temps pour pouvoir papoter un moment avec mon amie. Séréna me tenait la main de toutes ses forces lorsque nous avons franchi la porte, ses petits doigts étaient presque rouges. Quand Marie lui a dit bonjour, elle est devenue écarlate et elle a à peine répondu en levant le nez vers Marie. Je ne la sentais pas à l'aise puis nous sommes allées nous installer dans la petite salle prévue pour l'animation.
Là, elle ne voulait pas quitter son blouson ni ôter son écharpe, je lui ai demandé de le faire plusieurs fois mais elle n'a jamais voulu céder. Par contre, lorsque Marie est venue nous voir et lui a dit qu'elle allait avoir trop chaud, elle a tout quitté instantanément. Soit je n'ai aucune autorité sur cette gamine, soit elle avait vraiment la frousse ...
La conteuse est arrivée à l'heure, nous avons eu droit à "La soupe au caillou" ou au "Gros navet" par exemple. Séréna était collée contre moi, une main serrant le bas de ma jupe comme pour ne pas me perdre ou que je m'en aille sans elle. J'avais ma main posée par terre et un petit garçon assis devant nous s'amusait à tripoter les breloques de mon bracelet, ce qui a fortement déplu à demoiselle filleule qui a mis sa petite jambe entre mon bracelet et les doigts du petit garçon. Ca m'a amusé de la voir faire celà.
A la fin de l'heure du conte, nous nous sommes levées et j'ai eu instantanément sa main dans la mienne. Elle a murmuré un "aurevoir Marie" et j'ai eu l'impression qu'elle était au supplice quand je lui ai dit que j'allais me chercher quelques bouquins. Bref j'ai fait enregistré mes choix et nous sommes sorties. Là comme par enchantement, Séréna est redevenue la Séréna bavarde et enjouée.
Comme quoi, ça ne tient pas à grand chose ...
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10 septembre 2005
Portrait
Voilà .. chose (presque) promise, chose dûe. Je vous présente donc la bouille d'amour de la petite fille qui me fait le plus craquer au monde : Séréna.
Bientôt 7 ans, une quenotte en moins (voir là) .. en fait 2 en moins car elle s'est cassé une dent en tombant il y a quelques mois, on attend la repousse depuis. Elle est bavarde, chipie, craquante. J'en suis folle, elle me mène par le bout du nez. Je n'arrive rien à lui refuser, je ne sais pas pourquoi. Je la regarde et je fonds. Une marraine totalement gâteuse et je pense que la petite demoiselle le sait .. et qu'elle en use et en abuse. La coquinette.
On dit parfois que les filleules ont le même caractère que leurs marraines et je crois que dans notre cas l'adage se vérifie. Nous sommes toutes les deux capricieuses, parfois autoritaires, souvent boudeuses. Nous partageons le goût de la couleur mauve (elle collectionne les rubans de cette couleur, elle adore les perles mauves par exemple et nous faisons des râfles dans les boutiques lorsqu'on apperçoit un paquet de perles de cette couleur plutôt rare finalement). Nous craquons toutes les deux pour le chocolat, noir amer ou lait ... et pour le fromage. Nous sommes des roquefort-philes mais elle gagne toujours. Lorsqu'il reste un petit morceau, c'est toujours elle qui le termine.
Bref, aujourd'hui les réflexions de Séréna sur sa rentrée des classes. Je lui ai demandé si tout s'est bien passé, elle m'a répondu que oui bien entendu, et pourquoi ça se serait mal passé hein? ... En plus elle se retrouve dans une classe à plusieurs niveaux, du CP au CM1 je crois, et lorsque j'ai osé la questionner à ce propos, elle m'a presque envoyé sur les roses la sale bête ... Bref, l'école semble plutôt lui plaire, sauf la maitresse qui s'est fait traiter de "grosse biiiiip" mais je resterai correcte ...
15:30 Publié dans Séréna et moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04 septembre 2005
La piscine
Dans la série Séréna et moi (oui oui nouvelle série qui risque de se montrer épique parfois) ... Aujourd'hui, la piscine.
Enfin avant toute chose, il faut que je vous présente la bestiole. Elle s'appelle donc Séréna et c'est ma filleule. Je suis l'heureuse marraine de ce petit monstre depuis bientôt 7 ans. Elle soufflera ses 7 bougies le 15 octobre et je n'ai pas interet à oublier la date sans quoi je vais me prendre un savon. C'est une petite blondinette aux yeux bleus et à la peau halée (si jamais un jour je vous montrerai peut-être sa bouille d'ange) qui n'a pas la langue dans sa poche. Elle est la fille de mon cousin et il m'a choisi comme marraine sans même me demander mon avis. Bien entendu je suis ravie d'avoir été désignée et je suis folle de cette môme.
Elle et moi on s'entend bien, je lui apprends des tas de bêtises qu'elle s'empresse de reproduire une fois rentrée chez elle .. pour le plus grand plaisir de ses parents bien entendu. Ca me plait assez de n'avoir que le coté récréatif en fait. Ne pas avoir à assumer l'éducation d'un enfant, ne passer en sa compagnie que des moments de complicité et de bonne humeur.
Donc aujourd'hui : Emma et Séréna à la piscine. Imaginez les piscines auto-portantes à la mode cet été, elle en maillot de compétition, brassards jaunes obligatoires puisque la demoiselle ne sait pas encore nager. Tortillement de l'arrière train pour grimper à l'échelle et après avoir fait son petit spectacle, plouf Séréna enfin dans l'eau. Petit tour de la piscine en faisant genre "je sais nager" puis bien entendu arrive la fameuse phase du "et si je sautais sur marraine qui jacasse sans me regarder". La saleté de môme m'a fait boire la tasse, ça ne m'était pas arrivé depuis pas mal de temps, c'est horrible en fait. L'eau chlorée a vraiment un goût pourri. Evidemment je l'ai poursuivie mais lui rendre la pareille avec ses bouées ce n'est pas une chose aisée.
Il faut aussi savoir que Demoiselle Séréna aujourd'hui avait une dent qui bougeait à mon arrivée. Evénement, petite souris en perspective et trou dans la bouche pour un effet classe en souriant. Bref, ça tenait par un fil, elle gratouillait sans arrêt avec ses petits doigts ... tant et si bien que la dent se fait la malle ... lorsqu'elle pousse un cri en faisant l'imbécile .. dans l'eau. Oui oui elle a crachouillé sa dent de lait dans l'eau. Alors là je ne vous dis pas les cris de bête, les larmes et les trépignements. Il a fallu partir à la recherche de la dent perdue. Mon cousin, son père, qui se met à l'eau avec un masque de plongée. Moi hilare (ça lui faisait une tronche d'enfer) sous le regard noir de la dépossédée dentesque. Il a fallu environ 20 minutes à vue de nez pour qu'enfin la si précieuse quenotte soit repêchée. Si avec tout ça la petite souris ne fait pas un minimum d'efforts ....
Epilogue : j'ai tellement trainé dans l'eau sous le soleil que je me retrouve avec un sublime coup de soleil sous les yeux et en plein sur le nez.
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