31 mai 2007

Et son corps tout entier

Comme sa main qui me frôle et qui effleure ma peau
Comme sa main qui me touche et me palpe lentement
Comme sa main qui me lit comme si j'étais une partition
Comme sa main qui se fait un peu plus ferme encore

Comme sa peau qui sent bon et dont j'aime m'enivrer
Comme sa peau caramel et qu'il fait bon aimer
Comme sa peau douce, si douce et que j'aime tant toucher
Comme sa peau goût de miel et que j'aime caresser

Comme ses doigts qui s'enroulent tout autour de ma main
Comme ses doigts longs et fins que je suce un par un
Comme ses doigts indécents qui s'insinuent partout
Comme ses doigts qui attrapent des lacets de serre-taille ...

Je pourrai tout son corps passer en revue
Un à un, tout à tour
Et faire un exposé

Je pourrai lentement et avec précision
Un à un, tout à tour
L'aimer lui tout entier

25 mars 2007

Pensées pour une gaufrette

Je peux passer des heures à ...

- Le caresser
- Le contempler
- Le taquiner
- Le regarder
- L'embrasser
- Le léchouiller
- Le savourer
- L'éspèrer
- Le tripoter
- L'enquiquiner
- Le sucer
- L'écouter
- L'adorer
- Lui cèder
- Le grignoter
- Le désirer
- L'aimer
.
.
.

L'aimer ...

 

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19 décembre 2006

Des baisers

J'ai envie de le saupoudrer
De baisers ...
Des baisers doux
Des baisers tendres
Des baisers fous
Des baisers à paillettes
Des baisers délicats
Des baisers mouillés
Des baisers du bout des lèvres
Des baisers fruités
Des baisers colorés
Des baisers troublants
Des baisers impatients
Des baisers gourmands
Des baisers avec la langue
Des baisers en fermant les yeux
Des baisers passionnés
Des baisers sensibles
Des baisers dans son cou
Des baisers chauds
Des baisers esquimaux
Des baisers épicés
Des baisers mordants
Des baisers goulus
Des baisers tout partout
Des baisers sans retenue
Des baisers d'amoureuse 

23 octobre 2006

Il y a eu

Il y a eu sa peau contre ma peau, son corps contre mon corps, mon coeur contre son coeur. Il y a eu mes joues chaudes apaisées par ses mains, sa main dans ma nuque, ses doigts dans ma bouche. Il y a eu son genou contre le mien, ses lèvres effleurant ma peau, son regard qui me scrute.

Il y a eu sa main dans la mienne, nos doigts qui s'enlacent, mes doigts sur sa peau. Il y a eu ma tête contre son épaule, mon front contre son torse, mes lèvres dans sa nuque. Il y a eu son nez dans mes cheveux, son front contre mon front, sa main serrant ma taille.

Il y a eu ses lèvres contre les miennes, sa langue dans ma bouche, la mienne dans la sienne. Il y a eu ma main sous sa chemise, mon regard plongé dans le sien, sa main sous ma jupe. Il y a eu des baisers tendres, des baisers passionnés, des baisers mouillés.

Il y a eu sa tête entre mes cuisses, son sexe dans ma bouche, mes cuisses autour de sa taille. Il y a eu son sexe dans le mien, mes doigts râclant son dos, mes dents croquant ses lèvres. Il y a eu nos soupirs partagés, le plaisir partagé, la douceur de ses caresses.

Il y a eu des photos amusantes, une douche brûlante, un cinema excitant. Il y a eu un macaron au chocolat, une framboise melba, un thé à la violette. Il y a eu des détours dans la ville, sa main toujours dans la mienne et des baisers d'escalator.

04 octobre 2006

Faire (à nouveau) des bêtises

"Faire des bêtises", relu et corrigé. Un peu modifié à l'aide du Monsieur pour qui les bêtises ont été écrites. Je sais qu'il ne lit pas le blog mais pas grave. Il a lu le texte ailleurs, et il a mis la mention "lu et approuvé". 

 

Un, deux, trois ouvre moi tes bras
Quatre, cinq, six pour que je m'y glisse
Sept, huit, neuf et que je m'abreuve
Dix, onze, douze à tes lèvres douces

Un, deux, trois je laisserai tes doigts
Quatre, cinq, six cueillir des bêtises
Sept, huit, neuf dans mon corset neuf
Dix, onze, douze je serai toute rouge

Un, deux, trois tes mains tu mettras
Quatre, cinq, six sous mon kilt de tweed
Sept, huit, neuf et découvrir la preuve
Dix, onze, douze que pour toi je m'ouvre

Un, deux, trois contre un mur je te colle
Quatre, cinq, six et là je te viole
Sept, huit, neuf tu soulèves mon kilt
Dix, onze, douze ... et là ... tu fais ... tilt !

 

Quelle est la "meilleure" version ?

26 septembre 2006

Faire des bêtises

Un, deux, trois ouvre moi tes bras
Quatre, cinq, six pour que je m'y glisse
Sept, huit, neuf donne moi tes lèvres
Dix, onze, douze que je m'y abreuve


Un, deux, trois tes mains tu mettras
Quatre, cinq, six sous mon kilt de tweed
Sept, huit, neuf entrouvrir mes cuisses
Dix, onze, douze pour que tu fasses tilt !


Un, deux, trois nous irons aux bois
Quatre, cinq, six cueillir des bêtises
Sept, huit, neuf dans mon corset neuf
Dix, onze, douze je serai toute rouge

 

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17 juin 2006

La fille a des envies

J'ai envie de me réveiller tout contre lui. De poser ma tête délicatement contre son épaule et le regarder dormir. Sa respiration sera paisible et ses lèvres afficheront un léger sourire. Du bout des doigts,  j'effleurerai sa peau jusqu'à ce qu'il se réveille, tout doucement comme dans une bulle de coton.

J'ai envie de me coller contre lui, de profiter de ses grands bras doux et chauds, rassurants et protecteurs. Je me laisserai glisser dans une douce torpeur, laissant le temps passer sans aucune emprise sur nous. Nous serions bien, juste nous deux, les draps seraient frais et une odeur d'agrumes flotterait dans la chambre.

J'ai envie de me retrouver assise à la califourchon sur ses fesses. Mes mains sur sa nuque parfois douloureuse, mes doigts qui lentement descendront dans son dos, mes pouces qui fermement entreront dans sa peau. Je le relaxerai dans un geste parfumé. Mes lèvres s'égareront sur sa nuque, à croquer.

J'ai envie de me rendre prisonnière de ses caresses, et de subir ses assauts aussi dingues soient-ils. Nos bouches seront unies et nos corps respireront au même rythme.

Oui, j'ai envie de tout ça.

13 avril 2006

La séduction toute rouge

Le rouge est la teinte de la passion. C'est pour celà que les pommes d'amour vendues dans les fêtes foraines ont cette si jolie couleur. Elles semblent avoir été polies, vernies comme une toile cirée. Ca brille, ça attire, ça donne envie de croquer.

Croquer, planter ses dents, planter ses crocs. Aimer à en faire mal. Croquer l'autre, le déguster. Goûter sa peau, goûter sa chair. Se l'approprier. Faire de l'autre un morceau de soi, presque le manger, le dévorer. L'aimer dans un geste quasiment cannibale. Lècher ses larmes, lècher sa sueur. Goûter son goût. Le croquer c'est simuler un acte d'appartenance totale. C'est au-delà des mots d'amour. Ce sont des maux d'amour.

C'est fort. C'est un don de soi. Se donner totalement à l'autre. Lui faire confiance en tout, aveuglément. Se laisser manger l'orteil, se laisser dévorer le lobe de l'oreille. Lui déguster la nuque, croquer dans son épaule. Refermer mes bras autour de lui, refermer mes cuisses autour de ses hanches. Et là, pour une fois lui autoriser de prendre les rênes. C'est lui qui imprime le rythme, lui qui décide. Moi je ne deviens alors qu'une poupée entre ses mains, une chose fragile entre ses bras.

C'est le moment de fusion, le moment où délicatement ma tête rejoint son épaule, mon corps se soude au sien. Mes cuisses étreignent ses flancs, son sexe me martèle méthodiquement faisant naître quelques cris délicats entre mes lèvres. C'est l'heure à laquelle le monde peut s'arrêter de tourner, peut s'écrouler autour de nous. Il n'y a plus que nous dans une oasis de passion rouge.

Le rouge est la teinte de la passion. Ce n'est pas pour rien si la plupart des lipsticks sont faits de cette couleur. Ce n'est pas pour rien si les joues rougissent à la vue de l'autre. Ce n'est pas pour rien si les fesses rougissent parfois sous le coup d'un acte de passion. Ce n'est pas pour rien si les pommes d'amour qu'on vend dans les fêtes foraines sont rouges. Rouges comme du vinyle, vernies comme une toile cirée.

31 janvier 2006

Comptine débile

Un, deux, trois, nous irons au bois
Quatre, cinq, six, goûter les bêtises
Six, sept, huit, chattes, culs, cons, bites
Huit, neuf, dix, chahuter les vices
Dix, onze, douze, offrez la partouze
Un, deux, trois, j'ai envie de toi
Quatre, cinq, six, tu l'auras soumise
Six, sept, huit, soumise, elle t'excite
Neuf, dix, onze, soûlés dans les ronces

.........

Je    est l'autre
Tu   prends mon plaisir
Il    me construit un temple
Nous    y tremblons de nouvelles prières
Vous     me réveillez
Ils     se mélangent

24 janvier 2006

A la gare

Quand sa main rejoint la mienne, quand ses doigts serrent très fort les miens jusqu'à les faire devenir blancs, le monde qui se presse autour de nous disparait comme par enchantement. Je n'entends plus les bruits de la gare, je ne fais plus attention aux enfants qui courrent en criant et à la voix sncf qui invite les voyageurs à se rendre voie J pour prendre leur train qui va les emporter loin.

Quand ses mains passent dans ma nuque, soulevant lentement mes cheveux et que son regard franc et malicieux se plonge dans le mien, je fonds. Je me liquéfie dans ses yeux et je fais totalement abstraction de tout le reste. Le monde peut s'écrouler que je ne m'en appercevrai même pas. Je suis instantanément transportée dans notre bulle à lui et moi. Une bulle pleine de chaleur, une bulle remplie de bien-être. Une bulle dans laquelle j'aime me trouver.

Quand ses lèvres rejoignent les miennes et que ses bras s'enroulent autour de mes épaules, je me soulève sur la pointe des pieds pour être un peu plus grande. Je m'agrippe à lui, je me sers contre lui, je ne veux être qu'à lui, qu'avec lui. Les gens peuvent bien juger, nous ne sommes pas les seuls à pratiquer les grandes effusions des retrouvailles sur le quai d'une gare.

J'aime lorsque je le vois m'attendant au bout du quai, j'aime tellement son regard qui semble s'enflammer lorsqu'il me repére enfin parmi les voyageurs descendant du train. J'aime qu'il ne bouge pas et que ce soit moi qui me jète contre lui. J'aime marcher à son bras, je suis fière de cet homme. C'est mon Loulou à moi.

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