28 janvier 2008
Un livre sur les rousses
Le 17 novembre 2007, l'année dernière donc, Tit Coeur et moi nous sommes rendus à Draveil où se tenait le salon du Premier Roman. Je devais y rencontrer Luc Fivet qui y présentait son bouquin "Total Chaos" dont je pense que je vous parlerai dans une note prochaine.
Nous nous sommes bien évidemment perdus pour y arriver. Non je n'étais pas au volant mais je faisais office de co-pilote et, bien qu'ayant sous le nez l'itinéraire fait par Mappy-Mon-Ami-Pour-La-Vie j'ai réussi à sauter une ligne et paf nous sommes partis dans la mauvaise direction. Rien d'étonnant en soi lorsqu'on me connait.
Je plante le décor tout ça pour parler d'un livre que j'ai acheté là-bas (j'ai craqué, j'étais partie pour ne prendre que le livre de Luc mais bon ... impossible de résister lorsque toutes ces pages noircies croisent mes petits yeux goulus). De loin, j'ai rapidement repéré un petit bouquin à la couverture rouge avec une sorcière toute jolie dessinée dessus. Le titre m'a beaucoup amusé également : "Toutes les rousses ne sont pas des sorcières", un truc fait par une fille et qui parle aux filles donc.
Petit résumé : "Clarisse veut réussir dans la vie et devenir une styliste célèbre. Elle a toutes les qualités pour cela : du goût bien sûr, un humour ravageur et... une superbe chevelure rousse. Ce dernier détail n'est d'ailleurs pas passé inaperçu aux yeux de l'homme qui pourrait la faire grimper au sommet de la gloire. Le problème, c'est qu'il en est tombé amoureux et ne songe donc guère à son avancement : un rapprochement plus personnel serait davantage à son goût. Mais Clarisse a du tempérament, et ne se laisse pas faire. En garde ! La fière styliste revêt son masque de Zorro, bien décidée à tailler un short à l'homme qui a décidé de lui barrer la route. A moins qu'une séduction secrète n'opère et qu'une tendre guerre ne déploie ses parts d'ombre et de velours. Avec quelques surprises de taille qui éclatent, ici et là, et les indispensables quiproquos qui achèvent de semer le trouble dans les esprits... Ajoutant à la saveur d'une relation aussi compliquée que passionnante. Sexe, mode et célébrité, à quoi rêvent donc les rousses ... quand on brûle de passion pour elles ... et qu'elles résistent aussi longtemps."
Que dire de ce bouquin ? Il est très sympathique, dynamique, une écriture fluide et truculente. On sent que Valérie Bonnier, l'auteur, aime son personnage même si elle ne lui fait pas de cadeau. Sur le coup, on peut se dire que c'est encore un énième truc à la "Pretty Woman" mais que nenni car ici, pas de happy end et ça, j'ai beaucoup aimé. Ca change vraiment des bouquins gnangnan où tout se termine bien.
En plus, Valérie Bonnier est tout à fait charmante. Je la trouve un peu à l'image de son héroïne. Valérie est aussi une rousse flamboyante. Je viens en plus d'apprendre qu'elle est lyonnaise, beaucoup de qualités pour cette dame donc.
A mettre entre toutes les mains ... et pas seulement celles des rousses !... Et un univers qu'on peut retrouver ici ...
20:34 Publié dans Nourritures littéraires | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06 décembre 2006
Museum
Je viens d'attaquer un pavé de 436 pages. J'en ai déjà lu plus d'une centaine en à peine deux jours. J'aime vraiment et j'ai hâte de découvrir le dénouement.
Je n'avais jamais entendu parler de ce bouquin auparavant. Il s'agit de "Museum" de Véronique Roy, avec un titre pareil il fallait s'attendre à ce que je me jète dessus bien entendu. La couverture est sombre et plutôt énigmatique, on y retrouve l'homme de Vitruve de Léonard de Vinci. En dessous, une sorte de manuscrit, une écriture étrange. Il ne m'en fallait pas plus pour attiser ma curiosité. Il faut dire aussi que Véronique Roy, l'auteur, est archiviste et scénariste, et elle a travaillé plusieurs années au Museum d'Histoire Naturelle de Paris. J'avais déjà un excellent a-priori.
Je me suis donc emparée de ce roman et il me plait beaucoup. Certes, il ne me fait pas autant d'effets que "La promesse de l'ange" que j'avais liquidé en même pas une semaine, mais tout me plait dans ce livre. Déjà, le cadre. Comme le titre le laisse supposer, celà se passe dans un musée. Et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit du prestigieux Museum d'Histoire Naturelle de Paris. Mais si vous savez, celui dans lequel on retrouve la Grande Galerie de l'Evolution avec les gigantesques squelettes de bestioles. Forcement ça m'a attiré (naaan je ne suis pas comme Ross dans "Friends", je ne pousse pas des cris de joie en pensant aux dinosaures, mais j'aime les musées c'est un fait). Ensuite l'intrigue. Une météorite tombe dans un petit jardin en Bretagne. Après observation, on s'apperçoit que cette météorite pourrait être antérieure à la création du système solaire. Ben là, hop j'ai emprunté le bouquin. Il fallait que je le lise. J'aime assez ce mélange de fiction et d'éventuelle réalité en fait. Ceci dit, je dois être une des rares à ne pas avoir lu (ni vu) le Da Vinci Code ... et j'en suis fière. Je n'ai pas du tout envie de me coltiner ce truc.
Revenons en plutôt à "Museum" qui nous préoccupe dans la note du jour. Je me suis un peu trompée en fait, je pensais que ce ne serait qu'une enquête pseudo scientifique au sujet de cette fameuse météorite. Or finalement, il s'avère que c'est aussi une enquête policière qui est la trame de ce bouquin. En effet, il se passe des choses étranges au Museum d'Histoire Naturelle. Plusieurs meurtres plus horribles les uns que les autres ont pour cadre le célèbre musée parisien. Bref, pour le moment je n'ai lu qu'une centaine de pages comme je le dis plus haut mais ça me plait déjà beaucoup, à tel point que je vous le conseille vivement. Si vous qui passez par ici avez déjà lu ce bouquin, je vous en supplie ... ne me racontez rien ...!
... pour vous mettre l'eau à la bouche ...
"Au Museum d'Histoire Naturelle de Paris, les éminences scientifiques sont en émoi : une météorite antérieure à la création du système solaire apporterait la preuve de l'origine extraterrestre de la vie. Les vieilles querelles resurgissent. L'homme est-il le produit accidentel de l'évolution ou un fruit d'un "dessein intelligent", autrement dit, de Dieu ? Pour en avoir le coeur net, le directeur du Museum fait appel à deux spécialistes : le paléontologue et géologue américain Peter Osmond, athée convaincu et porfendeur des thèses créationnistes, et l'Italien Marcello Magnani, astrophysicien dépêché par le Vatican. La sémillante conservatrice Léopoldine Devaire, que la disparition d'une malle mystérieuse préoccupe, les secondera dans leurs travaux. Mais, dès son arrivée, Peter Osmond fait une découverte macabre : la biologiste Anita Elberg, affreusement disséquée, gît dans une pièce obscure ... La police française ouvre l'enquête mais piétine. Et, pendant sept jours, les meurtres se succèdent ... Osmond, Magnani et Léopoldine vont s'allier pour découvrir la vérité et mettre un terme aux actes barbares qui font trembler l'institution."
14:11 Publié dans Nourritures littéraires | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Lecture
15 novembre 2006
Algernon

21:03 Publié dans C'est du cinoche !, Nourritures littéraires | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Lecture, Film, Science-fiction
25 octobre 2006
Le voleur de rêves
"C'était un rêve et c'est devenu une réalité" ... voilà un extrait de la dédicace que j'ai eu. Et oui, car je vais vous parler d'un livre mais pas de n'importe lequel. Non, il s'agit d'un bouquin un peu spécial publié à compte d'auteur par un ami à moi. Et ouiii, sans vouloir me la jouer prétentieuse, j'ai un ami qui vient de publier son premier roman.
Donc, samedi me voilà partie pour déjeuner avec lui. J'avais envie de le voir depuis quelques temps quand même et j'ai trouvé le fallacieux pretexte de lui acheter un exemplaire de son bouquin. Comme je ne suis pas parisienne, je n'avais pas franchement envie de payer des frais de port (oui je suis radine mouahaha). Donc hop me voilà partie gare de Lyon, je prends la bonne sortie (c'est un miracle) et je dégaine mon téléphone ... "C'est Emma je suis arrivée". Et voilà Pascal Julien, l'auteur, qui vient me récupérer.
On déjeune chez le Grec du coin en papotant. Moi qui suis souvent du genre coincée, je m'étonne moi-même d'être aussi à l'aise. Bref, tout se passe bien. Je lui prends son bouquin et bien entendu, je veux une dédicace à moua rien qu'à moi, toute à moi, le délire fille chiante en somme. Mais après tout je ne suis pas une lectrice comme les autres (aïe mes chevilles). Devant le machouillage de stylo et le manque d'inspiration de Pascal, je me suis apperçue que c'était plutôt difficile d'écrire pour quelqu'un lorsqu'on l'a face à soi. C'est logique en même temps. Mais j'ai tout de même eu ma dédicace et tout et tout. Puis nous sommes allés boire un café à son bureau, j'ai eu un coup de fil de Tit Coeur qui m'annonçait qu'il était en route pour me retrouver.
Bref, je vous raconte ma vie sans réellement vous avoir parlé du bouquin de mon ami. En fait, je ne l'ai pas encore lu en entier mais c'est une histoire très accrocheuse, assez étrange. On ne comprend pas trop ce qui se passe, en fait on est comme le héros. On ne voit pas exactement dans quel monde on se trouve : réalité ? rêve ? autre chose ?
Mais en fait, je pense que ce sont les mots du bouquin eux-mêmes qui savent en parler le mieux, alors je vous livre un petit extrait qui j'éspère vous donnera envie d'en savoir un peu plus.
"Je me suis de nouveau endormi et je replonge dans ce putain de rêve ... Mais j'y suis sous un autre angle cette fois-ci, je suis spectateur de mon rêve.
L'ambiance de la salle a subitement changé elle aussi, je me retrouve plongé au moins 60 ans en arrière. C'est un film noir et blanc, un jurassic park avant l'heure. J'entends le ronronnement du projecteur et dans le faisceau lumineux je distingue les particules de poussière en suspension. Un piano un peu désacordé marque les scènes spectaculaires. Les effets spéciaux en sont à leurs débuts et au lieu de m'effrayer comme ce film a du le faire lors de sa sortie devant des spectateurs qui découvraient le cinématographe des frères Lumière [...]"*
Pour vous procurer la bête, c'est par ici ... Allez-y c'est un bon livre (et je le dis sans flatterie). En plus, ça peut faire un cadeau de Noël très sympa et original.
*Avec l'aimable autorisation de l'auteur ...
13:25 Publié dans Nourritures littéraires | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Livre
13 septembre 2006
O Fuchsia
Voici l'histoire de Fuchsia. Elle est l'aînée de la famille mais ni le patrimoine, ni le titre de la dynastie à laquelle elle appartient ne lui seront transmis. C'est une jeune fille froide, égoïste et hautaine.
Ses parents, Lord Sepulchrave et la Comtesse Gertrude dont l'étrange coiffure façon cathédrale gothique (ou Marge Simpson dans un genre différent) abrite des oiseaux, font d'ailleurs preuve d'une grande indifférence à son égard. De toutes façons, elle a été élevée par une vieille femme, morte désormais. Fuchsia se sent si seule ... elle est pourtant très proche de son frère, Titus, mais elle est pleine de mélancolie et de chagrin. Elle aimerait vraiment pouvoir quitter cette vie.
Une inondation ravage le pays, tout va finir dévasté et le Docteur Prune, le seul et véritable ami de Fuchsia, est accaparé pour trouver une solution afin que celà ne dégénère pas.
Un "beau" jour, elle se penche à la fenêtre de sa chambre située à douze pieds au-dessus de l'eau. Elle ressasse ses idées noires comme à son habitude lorsqu'on frappe à sa porte. Fuchsia sursaute et perd l'équilibre. L'eau la reçoit à bras grands ouverts. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Fuchsia se noie.
Nous sommes dans un monde qui n'existe pas, un monde dans lequel le peuple est voué à une étrange malédiction. Dès que se manifestent les premiers signes de vieillesse, les traits des habitants se flétrissent et, en un seul jour, il ne reste plus que ruines sur leurs visages. Pas réellement de pays, pas réellement d'époque mais un château aux proportions titanesques, une gigantesque forteresse labyrinthique régie par un rituel compliqué. Ce château géant, c'est celui de Gormenghast peuplé de personnages plus singuliers et étranges les uns que les autres. A commencer par le véritable héros, Titus d'Enfer, héritier du titre de comte. Titus est partagé. Il est déchiré entre la fierté de sa lignée et le désir de s'échapper du château et de ses traditions.
Nous sommes dans un monde méconnu du grand public, mais dans un monde ô combien fascinant. Celui de Mervyn Peake, auteur anglais injustement relégué au second plan. Ce monde gothique (dans le sens "noble" du terme) se découvre et se dévore durant trois romans : "Titus Groan" (1946), "Gormenghast" (1950) et "Titus Alone" (1959), disponibles aux éditions Phébus ... mais je ne sais pas si ils existent en français.
Pour la petite histoire, j'ai découvert cette trilogie grâce à une autre trilogie ... Celle qui regroupe "Seventeen seconds", "Faith" et "Pornography" de The Cure, car les romans de Mervyn Peake ont très clairement inspiré Robert Smith lorqu'il a écrit "The drowning man". Ci-joint un live sublissime datant de juillet 2002 de ce morceau que j'aime tant et que j'ai déjà dû écouter environ un millard de fois ... Enjoy.
Je fonds, je me liquéfie, docteur,
Mon mouchoir est un vrai caveau,
Les uns disent que c'est un rhume, docteur,
Les autres une brume de cerveau.
00:29 Publié dans Nourritures littéraires | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Gothique, The Cure
20 août 2006
L'Amélie-mélo
"C'est une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou."
A la suite d'un chagrin amoureux, le narrateur, 30 ans, coursier, devient insensible. Il perd son boulot pour en retrouver un autre, plus conforme à son nouvel état : tueur à gages. Pas d'états d'âme à viser la cible, s'acquitter d'un crime parfait. Sinon une excitation nouvelle, une soif d'accomplir un geste quasi divin. Un jour, on lui demande d'exécuter un ministre et toute sa famille et de rapporter sa serviette. Dans celle-ci, le journal intime de sa fille. La curiosité aura raison de tueur : il lit le cahier. Son comportement devient alors erratique et si l'usage de ses cinq sens lui revient, c'est pour une métamorphose qu'il n'aurait auparavant jamais pu envisager.
"Journal d'Hirondelle" est le nouveau roman d'Amélie Nothomb. Amélie Nothomb est sans doute mon écrivain actuel favori. J'aime autant la femme que ce qu'elle écrit. Je la trouve fascinante je ne saurai pas dire exactement pour quelles raisons. J'aime aussi beaucoup ce qu'elle pond. C'est bien simple, j'ai tout lu et j'ai tout aimé. Bien entendu, il y a certains livres qui m'ont un peu moins plu comme par exemple lorsqu'elle s'essaie au théâtre avec "Les combustibles" ou au genre tragédie grecque avec "Péplum". Mon favori reste définitivement "Mercure" et ses deux fins. J'ai d'ailleurs du mal à choisir laquelle des deux me convient le mieux.
Beaucoup de gens considérent Amélie Nothomb comme une pisse-copies, une fille qui aligne les romans juste pour se faire du blé sans vraiment se soucier de la qualité de ses publications. Je ne suis bien évidemment pas du tout de cet avis. Je lui trouve un réel talent de dialoguiste. Elle a une écriture fluide et une imagination tout à fait délirante.
Là, dans ce nouveau roman et d'après ce que j'ai pu en lire, le personnage semble nothombien par excellence, le héros, solitaire, misanthrope, détaché de toute réalité contingente, coincé dans sa propre logique, amputé des perceptions ordinaires, agissant au-delà du bien et du mal, découvre justement qu'il y a un au-delà et qu'il se nomme amour.
Bref, j'attends la sortie avec impatience et je suis déjà presque certaine que je vais aimer.
21:10 Publié dans Nourritures littéraires | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Lecture
30 juin 2006
La promesse de l'ange
Comme je l'ai indiqué depuis quelques jours, dans des notes par-ci par-là, je suis tombée sous le charme d'un livre. Ca peut paraitre étrange mais ça ne s'explique pas. Ce livre, c'est "La promesse de l'ange" de Violette Cabesos et Frédéric Lenoir. L'idée de le lire m'a été soufflé par Flocon, qui m'avait déjà conseillé le cycle des Princes d'Ambre. Je ne me suis donc pas fait prier pour faire un rapide détour par amazon afin de commander la fameuse promesse de l'ange sans réellement savoir de quoi il retournait.
On pourrait presque dire que ce roman est l'histoire du Mont St-Michel, de l'édification de l'abbaye, de la vie des moines noirs et de la passion religieuse et terrestre qu'il a toujours inspirée aux hommes à travers les âges.
Ce roman peut être découpé en deux parties. La première pourrait être l'histoire contemporaine dont le personnage principal est Johanna, une jeune archéologue spécialisée dans l'art roman. Lorsqu'elle était enfant, elle a fait un bien étrange rêve : un moine décapité lui murmure en latin: "Il faut fouiller la terre pour accéder au ciel". Ce rêve la poursuit et l'effraie. Pourquoi rêve-t-elle ainsi et qui peut bien être ce moine qui lui parle en songe.
Le récit se transporte aussi au Moyen-Age et ceci pour être donc être la seconde partie du roman. Partie dans laquelle nous assistons au début des travaux de construction de la nouvelle abbaye romane. Nous partageons alors le quotidien du maître d'oeuvre, le moine Roman, déchiré entre son amour terrestre pour une jeune guérisseuse celte et son amour pour Dieu. Le destin sera-t-il cruel pour ces deux êtres ? A découvrir dans le roman.
"La Promesse de l'Ange" est à mes yeux un excellent roman qui peut se lire à plusieurs niveaux. Il décrit avec une précision parfaite l'abbaye du Mont-Saint-Michel tant et si bien que je voudrais pouvoir me téléporter dans l'instant au Mont-Saint-Michel (et en particulier à Notre-Dame-Sous-Terre). La vie des moines au Moyen-Age, que je ne connais que très superficiellement est très détaillée, les détails archéologiques sont très fouillés. A tel point qu'on en arrive à se demander ce qui relève du roman et ce qui est une vérité historique. C'est réellement très troublant.
Un livre indispensable qui vous fera cogiter la nuit. Je crois que Johanna s'est parfois incarnée en moi, je me souviens avoir rêvé de Frère Roman et de l'abbaye ...
17:55 Publié dans Nourritures littéraires | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Mont-Saint-Michel
27 juin 2006
Bébé blues
Dessinée par Rick Kirkman selon un scénario de Jerry Scott, la série de BD "Bébé blues" nous dépeint avec plein d'humour la vie quotidienne d'une famille ordinaire.
Il y a d'abord, Daniel, le père, qui se montre rapidement complétement dépassé par les événements. Il ne sait plus où donner de la tête entre les couches à changer, l'éducation à faire, le travail de bureau à assurer et le travail à la maison qu'il faut bien faire également.
Puis la mère, Wanda, qui doit se partager également entre son rôle de mère, son rôle d'épouse et celui de femme au foyer et qui a bien du mal à rester zen.
Dans le première album de la série, "Devine qui n'a pas fait sa sieste ?", ils deviennent tous deux les heureux parents d'une petite fille, Justine. Au fil des albums, et donc des années, elle en fait voir de toutes les couleurs à ses parents qui se retrouvent totalement désarmés devant un tel diablotin. La gamine est espiègle et caractérielle mais elle est au final très attachante.
Le neuvième album baptisé "Tu trouves qu'il nous ressemble ?" voit la naissance d'un petit garçon qui, après d'énormes hésitations, va hériter du prénom de Gaspard. Il fera le bonheur de ses parents et il servira de jouet humain à sa grande soeur qui prendra ici un peu plus d'importance encore.
Pourquoi je fais une petite note au sujet de cette bd ? Parce que je viens de lire le tome 16 et qu'encore une fois je n'ai vu les pages défiler. J'adore vraiment. Les planches sont en noir et blanc et ça ressemble vraiment aux comics. C'est une satyre de notre société actuelle qui démontre bien la place immense qui est fait à l'enfant de nos jours. Le phénomène de l'enfant-roi est ainsi dénoncé avec un humour tout à fait décapant.
Moi ça me fait littéralement hurler de rire, peut-être parce que je ne suis pas concernée par le sujet. Je n'ai pas d'enfant et je ne projete pas d'en avoir. J'ai donc un avis relativement neutre sur la question. Mais le ton de cette BD est très drôle, plutôt juste à mon sens et au final, totalement craquant.
La série "Bébé blues" est parue aux éditions Hors Collection. A 10€60 l'album, sautez y dessus et vous m'en direz des nouvelles.
11:33 Publié dans Nourritures littéraires | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : BD
04 juin 2006
Le secret du quai 13
Si vous avez envie de lire un bouquin très sympa, assez vite lu et bien fichu ... je crois que j'ai ce qu'il vous faut. Installez vous confortablement (au soleil par exemple, lorsqu'il aura décidé de se montrer à nouveau) et plongez vous dans une aventure anglaise pleine de fantasy et d'humour.
Le livre dont j'ai envie de vous parler ce jour a pour titre "Le secret du quai 13" d'Eva Ibbotson et on peut le trouver au rayon jeunesse de toutes les libraires ou des bonnes bibliothèques. Certes, il s'agit d'un bouquin jeunesse donc vite lu mais il est très bien fait et on n'a pas l'impression de lire un bouquin pour môme. On se laisse aller dans l'aventure avec un délice non dissimulé.
Eva Ibbotson est anglaise, elle est vite devenue célèbre dans son pays grâce à ses romans de fantasy. Elle a ensuite écrit des romans d'aventure dont les plus connus sont "L'étoile de Kazan" et "Reine du fleuve". Ce dernier est d'ailleurs un véritable régal qui se passe sur le fleuve Amazone (donc à lire aussi si vous avez le temps). Tous les livres d'Eva Ibbotson débordent d'humour et de créativité.
Grâce à cet humour et à une galerie de personnages plus attachants les uns que les autres, "Le secret du quai 13" se lit comme un conte merveilleux. Savez vous que dans la gare de King's Cross, à Londres, sous le quai numéro 13, se trouve un trunnel secret qui ne s'ouvre que tous les neuf ans pendant neuf jours à peine ? Il relie la ville de Londres à une île mystérieuse qui s'appelle le Pays des Brumes Soudaines. Alors que les portes s'ouvrent enfin à nouveau, quatre créatures missionnés par le roi et la reine de l'île surgissent dans les rues de la capitale britannique. Un ogre à moitié invisible, un vieux magicien fatigué, une fée avec une betterave à son chapeau et une apprentie sorcière à la dent bleue. Pourquoi viennent-ils à Londres ? Ils ont pour mission de retrouver le jeune prince de leur royaume qui a été kidnappé voilà neuf ans lors de la précédente ouverture du Chunnel par une certaine Mme Trottell.
Ce livre regorge de situations amusantes, cocasses et émouvantes. On est pris dans un véritable tourbillon de tours de magie, les créatures sont toutes plus fabuleuses les unes que les autres (mention spéciale au Nuckel) et le personnage de Raymond Trottell est tellement antipathique qu'on se prend à adorer le détester. Seul petit bémol, avec un peu de déduction et quelques soupçons, on arrive assez rapidement à découvrir la véritable nature du jeune prince. Mais il faut bien garder à l'esprit que cet ouvrage s'adresse normalement aux jeunes à partir de 10 ans.
"Le secret du quai 13" est un vrai moment de bonheur à partager avec tout le monde.
11:25 Publié dans Nourritures littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10 mars 2006
Kheti, fils du Nil
"Dans l'Egypte ancienne, Kheti, un apprenti scribe plutôt tête en l'air, rencontre la jeune Mayt, qui cherche à retrouver son chat. Celui-ci va les entraîner par un passage invisible dans le royaume des dieux. Ils vont devoir déjouer un complot visant la déesse Sekhmet, qui croit les hommes responsables du vol de son sceptre. Mais c'est sans compter la détermination du fourbe Apopis... "
Il s'agit là du premier tome, "Au-delà des portes", d'une future saga destinée aux jeunes. Je trouve ça plutôt bien en fait, ça leur permet de découvrir de façon ludique l'Egypte pharaonique. On ne connait pas la date exacte à laquelle le récit se déroule mais on apprend par bribes quel était le quotidien d'un apprenti-scribe grâce à un passage faisant référence à la satire des métiers et au bâton d'éducation.
Puis au bout de quelques pages, le jeune Kheti croise le chemin de Mayt qui poursuit son chat (animal sacré à cette époque) qui lui a echappé. Par on ne sait quel miracle, ils passent à travers un mur et les deux enfants sont entrainés dans le monde des Dieux. Ceci permet au lecteur de découvrir une bonne partie du panthéon égyptien et de connaitre la particularité de beaucoup de dieux. A la fin, un glossaire recense l'essentiel des notions historiques éparpillées dans l'album.
Les dessins sont assez simplistes mais il ne faut pas oublier que cette bande dessinée est destinée au public jeunesse, le lettrage est très agréable à lire et les couleurs sont vives. Tout ceci en fait un livre très attrayant dans lequel on prend plaisir à se plonger que l'on soit jeune (ma cousine de 10 ans a adoré) ou moins jeune (moi aussi j'ai adoré).
Je trouve que c'est une très bonne idée de permettre aux plus jeunes de découvrir la civilisation antique de cette façon, on suit les aventures de Kheti et Mayt avec presque passion (vont-ils retrouver le chat, pourront-ils repasser dans leur monde, vont-ils sauver pouvoir aider Sekhmet ...). L'Egypte antique prend des allures de folle épopée et c'est un régal. A lire ou à offrir donc.
Bien sûr, la réalité historique n'est peut-être pas tout à fait correcte mais ce bouquin n'a pas de vocation scientifique, il permet d'initier les jeunes à cette époque fabuleuse de l'Antiquité. Son autre but est de faire passer un moment agréable au lecteur. Ceux qui me répondront "Oui mais ça truffe la tête des gamins avec des choses fausses", je leur répondrais "et alors, les fils du genre La momie ça ne leur met pas des trucs faux en tête?" ... parce qu'entre nous, on n'a encore jamais vu une momie renaitre à la vie ...
11:30 Publié dans Je vois des merveilles, Nourritures littéraires | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note







