05 juin 2006

Elsa la Petite

Mortelune. Son manoir sur le sommet de la colline surplombant la cité. La lourde porte de chêne qui se trouve au bout de l'allée de platanes. Vos pas font crisser les graviers de cette même allée. Une allée qui a été parcourue par les prestigieux invités de la famille qui vit dans ce manoir depuis des siècles déjà.

Enveloppez vous dans une lourde cape de velours car la nuit à Mortelune, il fait souvent froid. La nuit à Mortelune, il y a des esprits qui parcourent les rues. Des esprits gentils, des esprits malins. Mortelune n'est pas une cité comme les autres. La nuit à Mortelune n'est jamais paisible.

Frappez à la porte du manoir si vous y êtes invités. La porte qui s'entrouve dans un long grincement et qui vous laisse pénétrer dans un vaste hall au sol de marbre veiné. Vos souliers en cuir sur ce sol produisent un son qui se répercute dans tout le manoir. Une lueur s'approche de vous. Il s'agit d'un chandelier tenu à bout de bras par une frêle jeune fille brune. Vous ne le savez pas encore mais vous êtes en présence d'Eugénie de Morci. Eugénie, dont l'aïeule Elisa a vécu un amour à travers le temps. Eugénie, dont la famille compte autant de sorcières que de fées. Eugénie, aux dons multiples. Eugénie, qui vit seule au manoir une partie de l'année lorsque la neige s'abat sur la cité. Les voyageurs ne peuvent plus gagner Mortelune. Et Mortelune s'endort pour un temps.

Eugénie enfin qui, d'un geste léger de la main, vous invite à rejoindre le grand salon rouge. Souvent à Mortelune les pièces des maisons sont tendues de rouge. Eugénie vous propose un verre de nectar de fées. Prenez le et trempez vos lèvres. Un goût exquis s'empare de votre corps et un bien-être vous envahit. Si vous demandez à Eugénie quelle est cette étrange boisson, elle vous répondra qu'elle remonte à la nuit des temps. Qu'elle remonte à l'époque de la Petite Elsa.

La Petite Elsa dont le portrait se trouve dans l'escalier. La Petite Elsa qui aimait tant descendre à la cité, qui prenait un plaisir non feint lorsqu'elle pouvait glisser sa main dans les sacs de jute des herboristes. Car Elsa de Morci nourissait une passion pour les plantes et les herbes aromatiques. Au manoir, elle possédait une pièce entière pleine de flacons de faïence, chacun renfermant une poudre ou une herbe particulière. Elle entretenait une serre, elle aimait mieux s'occuper de ses plantes que de prendre soin des vivants.

Elsa de Morci aimait aller dans les champs non loin de la cité. Bien entendu, elle s'y rendait en cachette. Son père ne l'aurait pas autorisé à s'éloigner autant de Mortelune. On dit que les environs sont hantés par les esprits de la fôret. Car Mortelune est entourée d'une épaisse fôret qui offre aux habitants de la cité un calme infini. Et c'est pour celà que la cité ne se révèle pas à chacun des voyageurs.

Elsa aimait choisir avec soin les herbes et les plantes qu'elle allait ramasser. Elsa chantait lorsqu'elle retrouvait ses amis les végétaux. Elsa se sentait bien parmi eux, comme si elle était enfin dans son élément. Elle les passait en revue en remontant au manoir, elle leur parlait, leur promettant mille et unes choses.

Un jour qu'elle chantait une comptine à ses plantes, Elsa a vu danser devant elle une petite fée végétale. On dit qu'elles se sont liées d'amitié. On dit qu'Elsa a fait le souhait d'être un jour semblable à ses amies les plantes. On dit que la petite fée végétale lui a promis de l'aider à réaliser ce rêve. On dit que lorsque la domestique est venue chercher Elsa à l'heure du thé, elle n'a trouvé qu'une petite plante rose pâle à l'allure presqu'humaine. La tige rappellant les jambes d'une personne, les petites branches étant les membres supérieurs et les pétales formaient une corolle semblable à une coiffure féminine bien ordonnée. Elsa n'a jamais réapparu au manoir.

Les gens de Mortelune disent que la petite plante rose pâle serait en fait Elsa. Les gens de Mortelune disent que la petite fée végétale a en effet réalisé le rêve de la Petite Elsa, que celle-ci vit enfin parmi ses amies les plantes, qu'elle est enfin l'une d'entre elle. Les gens de Mortelune disent que la Petite Elsa ne grandira jamais.

On murmure que le nectar si doux serait fabriqué à l'aide de petites plantes rose pâle. Posez votre verre et suivez Eugénie de Morci qui vous propose de vous rendre dans l'escalier afin d'admirer le portrait de celle que tous les habitants de la cité ont pris l'habitude de nommer Elsa la Petite.

28 septembre 2005

Eléa aux Thermes

Les Thermes de la Cité de Mortelune. Un endroit délicieux pourtant peu fréquenté par Eléa de Morci qui préfère rester au Manoir, là haut sur la colline. Pourtant ce jour là Eléa de Morci a envie de visiter ce lieu qu'on dit si beau.

Elle se pare donc de sa tenue favorite, sa longue robe de velours moiré, desend la colline lentement, et se dirige vers les Thermes. C'est une grosse batisse d'aspect gothique, taillé dans du marbre blanc, dont les fenêtres sont ornées de vitraux bleus. En entrant, Eléa est tout de suite surprise et séduite par l'atmopshère qui régne en ces lieux. Son nez frémit à l'odeur si caractéristique des huiles de massages, son corps s'enveloppe dans une douce torpeur. Elle a chaud, elle se sent bien. Après une longue hésitation, elle choisit d'aller se délasser dans un bain de vapeur.

Elle ôte sa lourde robe pour se parer d'une douce serviette, noue ses cheveux en un chignon et se dirige dans la vapeur d'un pas décidé. Ses pieds foulent un sol au carrelage doux et chaud. Elle entre dans la vapeur, distingue des corps déjà allenguis mais ne peut pas vraiment apprécier si il s'agit de corps féminins ou masculins, la vapeur est trop dense, trop enveloppante. Elle s'assoit auprès d'une silhouette et ferme les yeux pour se repaître de cette sensation de bien-être qui l'envahit jusqu'au bout des ongles. Elle sent alors une main se poser sur sa nuque, bien qu'elle soit surprise, elle n'en laisse rien paraitre. A son oreille une voix douce murmure : "Laissez vous faire ma Chère, ici ce ne sont que plaisir et volupté".

Alors Eléa de Morci profite de ces mains, qu'elle sait à présent masculines. Elle savoure la caresse sur ses épaules, le long massage qui parcourt sa colonne vertebrale. Les mains se font plus douces, plus précises. Le massage se transforme en véritable caresse sur le corps surchauffé et moite d'Eléa. La vapeur est toujours plus dense, qu'il est bon de se faire masser en toute discrétion. Lentement la serviette tombe sur le sol, l'inconnu fait allonger Eléa sur le ventre pour lui prodiguer un long massage sur les fesses, les cuisses. Eléa de Morci ferme les yeux, elle se sent bien. Laissons la profiter de ce délicieux instant voulez vous?

25 août 2005

Le portrait d'Elisa

Mortelune et son manoir. Mortelune et ses usages. Mortelune et ses fantômes. Au manoir ... le grand escalier de marbre qui mène au premier étage.
Lorsque le visiteur monte les marches, il est saisi d'une étrange impression, une étrange sensation assez désagréable. Comme si il était épié, comme si chacun de ses pas et de ses gestes étaient observés. Lorsque le visiteur se retourne, il doit cependant se rendre à l'évidence : personne ne l'accompagne dans l'escalier. Il est seul et pourtant il ressent une présence.
On dit que c'est le portrait d'Elisa de Morci qui est responsable de ce phénomène. Ce portrait à dominantes rouges qui trône au milieu des tableaux représentants les autres membres de la famille. Si l'oeil du visiteur s'aventure un peu sur le portrait, il verra que celui ci est inachevé. Elisa semble flotter dans l'air, ses pieds n'ont pas été peints.
Un oubli de la part du peintre? Non, Elisa a disparu avant que l'artiste n'ait eu le temps d'achever son tableau. Disparue par une nuit d'hiver, l'année de ses 20 ans. On murmure qu'elle a suivi son amant à travers le temps.
Elle s'était éprise d'un homme étrange arrivant on ne sait d'où, allant on ne sait où ... Le regard perçant, les cheveux bruns ramenés en catogan sur la nuque, la plupart des habitants de la Cité voyaient en lui un vampire. Un vampire, celà avait bien fait rire Elisa qui semblait totalement sous le joug de cet homme. On les voyait ensemble dans les rues, ensemble traversant la fôret, ensemble montant au Manoir.
Si on avait observé la colline en ce soir d'hiver il y a bien longtemps, on aurait peut-être vu Elise et son amant s'évaporer et disparaitre dans les limbes du temps.

Aujourd'hui, je suis installée dans la grande bibliothèque du Manoir de Mortelune. Je profite de l'atmophère feutrée des lieux pour tenter de trouver des informations sur le sort d'Elisa ...

21 juillet 2005

L'amant d'Eudoxie

Eudoxie de Morci avait un Amant. Un beau vampire aux cheveux bruns et aux yeux perçants, d'un bleu limpide presque transparent.

Il vivait dans son château situé en nid d’aigle, en haut des pentes abruptes. Du haut de cet endroit inaccessible aux communs des mortels, il avait avec sa sœur et son amante, commencé à pratiquer des rituels sombres. Ils tenaient à trouver le lien, celui qui permet de survivre à la progression du temps.

Tuer le temps, ce rêve ne leur semblait pas impossible.

Les couloirs du château étaient sombres et la bougie s’éteignait toujours lorsque les visiteurs se trouvaient au milieu de ceux-ci. Les fantômes accompagnaient les habitants depuis leur plus tendre enfance, et ils se sont toujours réconfortés les uns et les autres. Unis par le sang et par l’Amour, mais aussi par la Luxure. Ce lieu ne leur donnait pas d’autres solutions à eux les enfants de la Nuit. Les forêts alentours étaient remplies de loups et leurs cris se faisaient entendre en permanence, même durant la journée.

La vie semblait paisible dans cet endroit reculé.

A certains instants de la journée, Hermann sentait le besoin de sortir de mon bureau pour marcher et surtout chasser. Il devait prendre du sang frais d’humain pour que son corps de non mort soit au maximum de ses capacités…

Et là dans le couloir immense reliant les tours du château familial, il ne manquait jamais d'appercevoir la silhouette vêtue d’une magnifique robe de velours rouge de sa tendre Eudoxie. A ce moment, il ne désirait plus qu’une seule chose, son corps. Il s'approchait d’elle dans un bruissement d'étoffe, il caressait doucement le creux de sa nuque et remontait le long de son cou. Il commençait à embrasser la peau laiteuse et à la mordiller.

Eudoxie de Morci ne repose pas dans la crypte familliale du Manoir de Mortelune.

19 juillet 2005

Un hiver à Mortelune [Part.1]

Mortelune encore, le Manoir en hiver, un hiver glacial.... ... il y a des années, une époque déjà ancienne... Le froid est dévorant, totalement piquant.

Une tempête menace... Elles sont violentes et inattendues en cette saison. Le vent est neigeux.

Les routes sont incertaines, les voyageurs rares, les oiseaux se tiennent au chaud dans les nids, la végétation couverte de givre est en suspens. Les sycomores et les chênes centenaires qui bordent l'allée montant au Manoir sont nappés de neige immaculée.

A l'intérieur du Manoir, on devine un feu dans chacune des cheminées. La Demoiselle de Morci y passe l'hiver en compagnie de sa femme de chambre, de son majordome et de sa cuisinière. Le cellier est rempli de grandes provisions pour tenir l'hiver qui isole Mortelune du reste du monde... On ne sait jamais de quoi demain sera fait et il est plus sage de prendre ses précautions.

La Demoiselle de Morci s'appelle Danaé, elle a la trentaine éclatante, une longue chevelure brune qui lui coule au bas du dos et un teint de porcelaine. Elle vit en terre de Mortelune depuis le décès tragique de ses parents. Elle est seule et s'ennuie souvent bien que ses amis vivent dans la Cité en contrebas. Elle passe cet hiver à broder assise devant la fenêtre du grand salon ou à écrire dans son boudoir.

Une calèche s'avance dans l'allée enneigée, son cocher est terriblement superstitieux et rechigne à rejoindre ce Manoir qui a une aura légèrement inquiétante avec le vent qui transporte des flocons. Cependant la jeune fille qu'il transporte a besoin de se réchauffer et de se reposer. Celle ci n'est ni noble ni riche mais semble promise à un brillant avenir de claveciniste. Elle observe le paysage désolé depuis la lucarne de la calèche et le moment tant redouté arrive. Le cocher tire sur les rênes pour faire arrêter les chevaux. La jeune femme, dans sa robe de voyage grise et blanche, descend de voiture et gravit les hautes marches qui mènent à la lourde porte pour toquer à l'aide du heurtoir en forme de visage démoniaque.

La double porte s'ouvre lentement dans un grincement et une gouvernante à l'aspect austère dans sa robe noire apparait à la porte. Elle toussote dans sa main avant de consentir à poser ses yeux sur la voyageuse.

-"Que voulez vous Mademoiselle? Nous ne donnons pas d'argent aux saltimbanques."


La jeune fille semble surprise par le ton et par l'aspect de cette femme. Elle rejète ses longues mèches blondes sur son front trop pâle et n'arrive à articuler que dans un souffle.

-"Je viens demander asile à votre Maîtresse pour la nuit... pour moi, mes chevaux et mon conducteur ... S'il vous plait."


La gouvernante au regard empli de dédain jauge la jeune personne devant elle en marmonnant.

-"Je vais voir si Demoiselle Danaé consent à vous recevoir, mais j'en doute."


Puis sans autre forme de cérémonie, elle claque la porte. La jeune fille pousse un soupir et croise les bras devant son torse pour garder un peu de la chaleur qui lui reste encore. La porte finit par s'ouvrir à nouveau et la Demoiselle apparait dans l'embrasure.

-"Fichtre, cette vieille sorcière vous ferait attraper la mort!" ... Elle saisit la jeune fille par le bras ... "Entrez vite, ne restez pas ici".


Surprise et amusée par cette tornade brune, elle se laisse emporter en poussant un petit rire...

-"Oh, merci... j'ai bien cru que je resterai dans la tempête."


Elles entrent dans un grand hall dans lequel se trouve un grand escalier de marbre avec une rampe de fer forgé, un peu partout des consoles en bois précieux décorées de divers bibelots. Aux murs de lourdes tapisseries brodées au fil d'or. Le sol est recouvert de tapis moelleux et colorés. Les yeux de la jeune voyageuse d'ouvrent en grand afin de ne rater aucuns détails du somptueux décor qui l'entoure.

-"Voulez boire quelque chose pour vous réchauffer? Grignoter un peu de gâteau?"
-"Volontiers, oui, s'il vous plait "...


Elle sourit... Et détaille son hôte du regard en silence.

-"Suivez moi, allons au salon" ..


Elle lui fait signe de la suivre et elles arrivent dans le grand salon du manoir ...

-"Installez vous devant le feu, réchauffez vous et mettez vous à votre aise, je vais aller donner des instructions pour le cocher et vos chevaux."
-"Merci.... "


La jeune fille prend alors conscience qu'elle les avait presque oublié et regarde la Demoiselle de Morci quitter les pièces dans un bruissement de velours. Elle ôte son lourd manteau blanc et gris qu'elle pose sur le dossier du siège sur lequel elle s'assoit à la fois un peu gênée et totalement impressionnée par la débauche de richesse qui suinte des lieux. Un peu plus tard, alors que la neige se remet à tomber à gros flocons, la Demoiselle revient dans le grand salon.

-"Voilà mon majordome va s'occuper d'eux et, bonne nouvelle le thé et une bonne brioche chaude vont bientot nous être servi."


Elle s'asseoit dans un fauteuil près de la jeune fille en arrangeant sa robe de lourd velours pourpre puis elle sourit en jouant avec ses cheveux. La jeune fille se sent bien pauvre dans sa robe gris pâle. Elle regarde la Demoiselle qui lui sourit sans trouver ses mots.

-"Ne vous sentez pas génée voyons ... puis je vous demander où vous alliez? Les routes par ici sont hélas très peu fréquentées, surtout en cette saison."


La jeune fille pousse un petit soupir qui laisse entrevoir que sa condition ne lui convient pas.

-"Certes... je vais voir un clavecin. J'ai reçu un message d'un antiquaire... il serait pret à me ceder une authentique pièce de collection pour un prix ridicule."
-"Oh! un clavecin vraiment? .. Vous en jouez?"
-"Oui... je commence à me produire... il semble que je lui ai plu."


Elle sourit rêveusement et son visage semble s'illuminer. Danaé de Morci se redresse dans son fauteuil en rejetant ses longs cheveux en arrière.

-"Vous savez, je possède ici un instrument fort rare qu'une vieille tante avait acquis lors d'une vente aux enchères il y a fort longtemps."


La porte s'ouvre et la gouvernante sert le thé fumant et la brioche dont la bonne odeur se répand dans la pièce. Elle lance un regard noir à la jeune fille qui ne s'apperçoit de rien.

-"Et vous n'en jouez pas... ?"


Danaé de Morci secoue la tête négativement en haussant les épaules d'un air contrit.

-"Non je ne sais pas en jouer"
- "Peut-être aimeriez-vous apprendre ?"
-"Oui pourquoi pas .. je sais lire la musique .. je joue un peu de harpe."
- "Oh... je connais un très bon professeur dans la ville... je pourrai lui écrire ... "


La Demoiselle prend une gorgée de thé

- "Ce sera avec plaisir, c'est fort aimable de votre part."
-"Je vous en prie... mais je suis sotte, je ne me suis même pas présentée. Mon nom est Sereine... je ne sais comment vous remercier pour votre hospitalité."


[A suivre]

11 avril 2005

Mortelune et ses usages

Petit précis à l'usage des néophytes pour survivre dans le monde de Mortelune :

Voici quelques uns des ingrédients et des objets qui vous seront le plus utile lors de votre voyage dans mon monde.

* L'utilisation de vêtements retournés sens dessus dessous (un gant retourné jeté dans la ronde des Fées dispersera les danseurs)
* Les cloches
* Le fer (par exemple, un couteau sous une porte, un clou dans la poche, des ciseaux ouverts accrochés au-dessus d'un berceau)
* La Bible
* L'eau courante
* Du pain
* Un crucifix ou une croix (si on dessine une croix sur un gâteau les elfes ne viendront pas danser dessus)
* Le sel
* Les prières
* Le sorbier et le Fil Rouge (chez les Ecossais un ruban rouge accroché devant la porte d'entrée ou accroché à la queue des bêtes pour éloigner les sorcières)
* La mousse des vieux cimetières
* Des chaînes de pâquerettes
* Des pierres trouées (pour protéger les chevaux)
* Des fers-à-cheval (symbole lunaire allié au fer)
* Du lin sur le sol
* Les chaussures placées talons contre le lit
* Une chaussette sous le lit
* Un couteau sous l'oreiller
* Une paille du balai
* Une tête de cochon ou un pentagone dessiné par terre
* Brûler les aubépines qui poussent au sommet d'une colline habitée par des Fées
* Des millepertuis ou de l'herbe de Saint-Jean

A vous à présent de trouver suffisamment de courage pour venir braver Mortelune et ses habitants ...

21 février 2005

La Petite Blanquette

La légende la petite Blanquette de la Fontaine qui pleure ...


Un peu partout dans Mortelune la même histoire se répète: il fait nuit, il pleut, les phares de la voiture éclairent brusquement au coin d'un carrefour de campagne la forme mince d'une jeune fille vêtue de blanc. Elle fait signe de la main et le conducteur s'arrête, pour la conduire plus loin. Elle paraît si fragile dans sa robe trempée qu'il lui propose son manteau. Après quelques kilomètres, elle lui montre où l'arrêter; et avant même qu'il ne ralentisse et se gare, elle disparaît comme ça, tout à coup sans bruit, sans ouvrir la portière. Il aimerait récupérer son manteau que, dans la hâte, elle a emporté. La porte d'une maison s'ouvre, une dame le fait entrer et se trouble à son récit, sanglote à la description de l'inconnue dont il reconnaît les traits sur la photographie qu'elle lui tend: c'est celle de sa fille, tuée dans un accident il y a 5 ans. Une voiture l'a renversée justement à ce carrefour. Ce n'est pas la première fois qu'elle revient, d'autres automobilistes sont déjà venu lui raconter leur étrange aventure. A chaque fois La petite Blanquette s'évanouit devant son ancienne demeure et regagne le cimetière.
Sur la pierre tombale de la jeune défunte, qu'il est allé visiter sans trop y croire, son manteau est posé...

18 février 2005

Les Morci



Madalig de Morci et Enora de Morci

--> Eurielle de Morci

--> Maelan de Morci époux de Bleunvenn de Sabran

--> Matelin de Morci
--> Eleobane de Morci

--> Méaugon époux de Hoelenn de Croix

--> Maé de Morci
--> Erwanez de Morci
--> Emmeline de Morci

--> Maelig époux de Sezaic de Sosthene

--> Eugénie de Morci
--> Emmy de Morci

--> Elisa de Morci

Mortelune, encore une fois



Mortelune est la cité des Fées, elle se trouve loin loin d'ici ... Au délà des nuages, par delà des fôrets. C'est une cité paisible et accueillante.

Tout y est verdoyant, charmant.

De charmantes maisons, un centre très animé et en haut de l'unique colline de Mortelune ... le manoir dans lequel moi, Eugénie de Morci, je suis née.

Il y a mille et une légendes dans cette maison ... toutes ne sont pas encore écrites ... La plus belle est sans doute celle de mon aïeule Elisa ...

Notre manoir a déjà abrité un vampire, Markan, lorsqu'il était éperdumment tombé amoureux de ma cousine Emmeline de Morci. Celui-ci nous a quitté à la mort de sa bien-aimée. Il avait refusé de lui faire don de la vie éternelle afin qu'elle ne connaisse pas les mêmes tourments que lui.

"Allons à la bibliothéque alors, j'ai une passion pour les livres anciens."

Nous remontons et nous passons par la galerie de portraits, celui d'Enora de Morci semble vous suivre des yeux, sensation de malaise et de froid.

"Ne craignez rien, Enora n'aime pas les personnes qu'elle ne connait pas. Bientot vous lui serez familier".

La porte en chêne grince sur ses gonds. Aussitot les candélabres s'allument, face à nous des livres, impossible de les compter tellement ils sont en nombre. Leurs couvertures en cuir sont rouge, verte ou marron. Un escalier roulant permet d'aller les chercher tout en haut.

"C'est ici que je venais lire lorsque j'étais petite fille, j'adorais l'ambiance feutrée des lieux et la bonne odeur du vieux papier".

Je me régalais des histoires de princesses et de princes charmants ... mais je préférais les histoires de sorcières, les contes avec des méchants très méchants à l'intérieur.
Je me faisais peur toute seule, je tremblais de frousse dans le fauteuil dans lequel vous vous trouvez en ce moment même et j'étais obligée d'appeller Eurielle de Morci, ma tante, pour qu'elle vienne me chercher pour oser sortir de la pièce.

*Tend la main*

Venez montons ... Volée d'escaliers ... Cette porte ouvragée est la porte de ma chambre, elle vous est ouverte.

Voici votre chambre pour cette nuit ou pour le temps qu'il vous plaira. Tendue de velours bordeaux, des tapis sur le sol, des bougies près du lit. Un petit guéridon sur lequel se trouve une bouteille de liqueur et un verre.

Vous convient-elle? La baie vitrée cachée derrière le lourd rideau s'ouvre sur le parc du manoir si vous avez du mal à trouver le sommeil.

19 janvier 2005

Mortelune encore

La suite de la visite en compagnie d'Eugénie de Morci ?

Allons nous au bureau ?.. ou montons nous d'un etage et voir le couloir des portraits et les chambres ?
Nous rejoignons le grand escalier, toujours les pas qui resonnent sur le marbre...
Un etage encore... Un longue couloir se devoile, enfilade de portes, de miroir et de portraits ... Chaque portrait est l'un des anciens habitants du manoir ... Là aussi chacun raconte une histoire...
Je sors un petite cle de ma poche et nous nous arretons devant une porte d'un bois noir profond...
Celle ci ouvre sur une chambre 18eme... lit à baldaquin, cheminée, coiffeuse, psyche... le tout dans différent ton de rouge
Au dessus de la cheminé trone le portrait d' une jeune femme... Portrait qui parait curieusement inachevé...

C'est Elisa de Morci, mon aieule...
On dit que son portrait reste inachevé parce qu'elle a disparu avant ...
La legende raconte qu'elle est tombé amoureuse d'un homme à travers le temps et que la magie de Mortelune les a unis... Un amour à travers le temps...
Ce fut une longue epreuve je puis vous l'assure ...... Je vous raconterai cette legende un jour ...meme si je sais moi que ce n'est pas une legende

... Je vous offre un verre au boudoir ? ...

Claquement des doigts ... et ...
Le boudoir....
Sur la table basse devant le long sofa, une bouteille emplie d'un liquide orangé,du jus de fruits fraichement préssé? Non, simple livraison directe des fées...
Des chandeliers s'allument... Odeur suave de fruits et de fleurs ... Un bouquet de rose, de jasmin, de lilas, de fleur d'oranger...
A vos séjours à Mortelune, cela apporte longevité, et de doux reves...

J'ai alors demandé à Arkan : "Le manoir vous plait ? ... Il fut tres longtemps mon refuge ... Aujourd'hui c'est une demeure que j'aime à ouvrir...
elle est parfois un rien mélancolique ... Nostalgique presque ...

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