18 janvier 2007
Soleil d'hiver
Je ne reviendrai pas sur le fiasco de ce simulacre d'entretien d'embauche (ou plutôt si, peut-être que j'en parlerai un peu plus tard). Bref, pour faire concis je peux vous dire que ça ne s'est pas très bien passé et je pourrai dire aux conseillers de l'anpe qui ont la charge de mettre les offres en ligne de faire attention et de vérifier un peu les annonces avant de les proposer. Peut-être que ça leur demande trop de travail finalement ...
Je suis en train de ranger mes affaires, de faire du tri ... pour savoir ce que je conserve, ce que je donne, ce que je jète, ce que je vends etc ... car oui, l'heure a presque enfin sonné. Emma va bientôt aller rejoindre Tit Coeur pour de vrai et, croisons les doigts, pour toujours. Bonne nouvelle non ? Je procède donc à un sacré tri. D'ailleurs à ce propos, je me demandais si ça pourrait intérésser certaines personnes qui passent par ici si je faisais une liste des choses que je voudrais vendre. Donnez moi votre avis, si je peux en faire profiter à quelques un(e)s d'entre vous je le ferai bien volontiers. J'attends vos réactions à ce propos.
Donc je reviens à mes moutons, j'ai attaqué le rangement de mes cd ('tain y a du boulot mine de rien) et j'ai ressorti le best of de Niagara. Mais si, souvenez vous. Daniel et Muriel. Un duo originaire de Rennes, si mes souvenirs sont bons, qui s'était fait connaitre grâce à "Tchiki Boum". J'aimais bien mais j'ai totalement adoré lorsqu'ils ont adopté une sonorité plus "métal" avec leur album "Religion". J'étais fascinée par les tenues de Muriel, faites de corsets et de cuissardes. Fallait oser à la fin des années 80 ! Elle portait aussi de longs chveux rouges. C'est bien simple, à une époque je voulais être elle.
J'ai donc remis la main sur le best-of qui s'appelle "Flammes" et je l'ai remis sur ma platine (oui je suis une fille archaïque qui n'a pas toute sa musique sur son disque dur). Je me suis repris de passion pour un morceau sur lequel j'avais vraiment accroché à l'époque ... "Soleil d'hiver" ... En plus j'aime beaucoup l'association des mots, les paroles sont tristes à souhait, bref j'adore ...!
Elle n'était pas du genre à se faire remarquer.
C'était jamais elle qu'on invitait à danser.
Elle avait plutôt l'impression de gêner.
Peut-être avait-elle envie de tout casser.
Elle habitait plus loin, dans la rue d'à coté.
Je suis sûre que vous l'avez déjà rencontré.
Son visage était transparent comme l'été
Mais elle avait toujours l'air de s'ennuyer.
Elle voulait toucher le soleil.
Rien ne sera pareil,
Perdu dans son sommeil
Et puis les nuages étincellent
Sur des étangs de miel
Et mes larmes s'emmêlent.
J'ai toujours su qu'elle allait partir en fumée.
Elle aurait tout donné pour se faire oublier.
Un matin, en silence, elle s'est défilée
Et elle est partie sur la pointe des pieds.
Elle avait décidé de ne plus s'inquiéter.
C'était la fin de l'hiver, mais elle s'en foutait.
Au bord du quai, doucement elle a sauté.
Ses cheveux, lentement, dans l'eau ont flotté.
Elle voulait toucher le soleil.
Rien ne sera pareil,
Perdu dans son sommeil
Et puis les nuages étincellent
Sur des étangs de miel
Et mes larmes s'emmêlent.
Elle avait décidé de ne plus s'inquiéter.
C'était la fin de l'hiver, mais elle s'en foutait.
Au bord du quai, doucement elle a sauté.
Ses cheveux, lentement, dans l'eau ont flotté.
Elle voulait toucher le soleil.
Rien ne sera pareil,
Perdu dans son sommeil
Et puis les nuages étincellent
Sur des étangs de miel
Et mes larmes s'emmêlent.
Elle voulait toucher le soleil.
Rien ne sera pareil,
Perdu dans son sommeil
Et puis les nuages étincellent
Sur des étangs de miel
Et mes larmes s'emmêlent.
14:49 Publié dans Les mots des autres, Mes icônes, Mon nombril | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Niagara, Souvenirs
24 novembre 2006
"Allô, bonjour Docteur ..."
"Voici venu, le temps des rires et des chants" ... Ca vous dit quelque chose ? Oui, je suis certaine que oui. Les gens de ma génération se souviennent plus ou moins de cette mythique émission. N'ayons pas peur des mots, c'est mythique. Casimir était le "monstre gentil" que nous voulions tous avoir comme copain. Je me souviens que pour un Noël, j'avais eu une peluche Casimir. J'étais aux anges, plus que ravie, et je trimballais partout ma super peluche orange très discrète et pas du tout encombrante. Oh bien entendu, au bout d'un certain temps, ça me gonflait de me balader avec ce truc et je le refilais à ma mère.
Enfin bon. Dans l'île aux enfants, outre François le facteur et Julie la vendeuse de bonbons par exemple, il y avait aussi des petites séquences animées. Je me souviens bien que je ne pouvais pas encadrer "La minute des petites sorcières", je ne sais pas pourquoi ce truc m'horripilait totalement. Mais par contre, j'avais mes gros chouchous. J'aimais bien une éspèce de gamine qui répondait au prénom de Marie-Charlotte (ou Anne-Charlotte un truc du genre) mais je ne parviens pas à me souvenir exactement de ce qu'elle racontait. Et puis j'aimais beaucoup Antivol, l'oiseau qui ne pouvait pas voler parce qu'il ne possédait pas d'ailes.
Et aujourd'hui, enfin il y a quelques jours pour être plus exacte, qu'elle ne fût pas ma joie de découvrir au fond d'une grande enveloppe jaune un coffret de DVD. Ouiiii un coffret de deux DVD regroupant deux de mes animations "îleauxenfantesques" favorites. Je me suis donc rapidement installée devant ma télé, comme quand j'étais môme. Mes yeux se sont ouverts comme des soucoupes et je me suis pris presque 30 ans en pleine tronche, outch !
J'ai commencé par regarder La Linea. Souvenez vous de ce petit bonhomme blanc qui semblait vivre sur une ligne et qui invectivait parfois vertement son dessinateur. Celui-ci n'était représenté que par sa main. Il me faisait rire en fait, même si je crois que je ne comprenais pas forcément tout. Et là, j'ai découvert un sacré truc. En fait, dans les années 70 mes parents ne possédaient pas encore de télévision couleur et je n'avais donc jamais vu que la couleur de fond d'écran de La Linea variait. Lorsque le petit bonhomme est de relativement bonne humeur, le fond est bleu mais il se transforme en rouge lorsque La Linea n'est pas content.
J'ai gardé le meilleur pour la fin. J'ai revu mon idole animalière de "quand j'étais petite", j'ai nommé La noireaude. Certes, ça a bien vieilli et les qualités d'animation actuelles sont tout de même meilleure mais quand même. Quelle claque de la revoir. J'adorais littéralement cette pauvre vache neurasthénique et totalement déprimée. Et là je m'en suis donnée à coeur joie. J'étais si contente que j'aurai presque fait mumuse avec la boite à meuuuh que j'ai trouvé dans l'enveloppe en accompagnement du le DVD. Bon, je me suis retenue car je suis une grande fille maintenant. Je ne me souvenais pas par contre qu'elle faisait tant de jeux de mots. Je pense que mouflette, je ne les comprenais pas et donc j'avais totalement evacué ce coté là du dessin animé.
Ca m'a fait un immense plaisir de revoir ces idoles de mon enfance. C'était tout douillet à l'intérieur de moi, même si je me suis dit que j'avais tout de même pas mal vieilli. Un brin de nostalgie, ça ne peut de toutes façons pas nuire à la santé ...

11:18 Publié dans Fourre-tout, Mes icônes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Nostalgie, Dessin animé
06 novembre 2006
La fille en manque
Metallica - The Unforgiven
Vidéo envoyée par isivideoblog
22:00 Publié dans Mes icônes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Musique
17 octobre 2006
Les endurants
Je suis toute fofolle (oui encore je sais). Tout à l'heure, en relevant mes mails j'avais la newsletter (je crois que ça s'appelle ainsi) de Mano Solo. Ben oui, Mano Solo le mec dont je dois dire 50 fois par semaine que c'est ma seule idole et tout et tout. Pourquoi suis-je autant fofolle ? Parce que j'ai vu son nouveau clip et par la même occasion mes petites noreilles ont entendu un nouvel opus du nouvel album qui sortira ... euh je ne sais plus quand en fait. Oui j'ai honte de mon trou de mémoire mais j'assume.
La chanson est nickel, j'adore. C'est étonnant tiens, je crois qu'il n'y aucune chanson de Mano que je n'aime pas. Enfin, il y en a tout de même que j'aime moins, comme "La suie" ou "Le limon". A la vue des titres on va croire que je suis fâchée avec les éléments. En fait c'est un peu cyclique chez moi. Je peux écouter un morceau jusqu'à m'en dégoûter pour ensuite passer à un autre et ainsi de suite. Je ne sais pas trop pourquoi je fonctionne ainsi mais bon, je ne cherche pas non plus à comprendre. En ce moment, ma Mano-song préférée c'est "Les Botzaris". Je l'écoute en boucle, l'iPod doit se demander si il n'est pas bloqué ou si je ne suis pas devenue totalement zinzin. Vous verrez c'est plutôt sautillant comme musique, ça n'a rien de péjoratif quand je dis sautillant. Moi j'aime bien, ça donne vraiment la pêche.
Le clip par contre j'ai un peu de mal à capter mais en même temps, ça n'est pas très grave. Le plan tout noir pendant 10 secondes, c'est normal. Je dis ça pour les personnes qui y jéteront un oeil, vous affolez pas le site n'est pas planté. C'est le clip qui est fait ainsi. Même chose en ce qui concerne l'absence totale de son pendant quelques secondes. On se demande pas si y a du bug dans l'air et on attend sagement que monsieur Mano commence à pousser la chansonnette.
Bon enfin je papote je papote mais le plus intéréssant n'est-il pas de voir enfin le clip dont je parle depuis le début de cette note ?
LES ENDURANTS MANO SOLO
Vidéo envoyée par MANO-SOLO
22:55 Publié dans Mes icônes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Mano Solo
01 septembre 2006
Se souvenir d'une belle dame
Le texte qui suit en italique a été rédigé le 31 août 1997 ...
"Ce matin, je me suis levée à 9h15 pour aller au tir [NDLR : à l'époque je pratiquais le tir sportif, pistolet 22 LR] et ma mère était assise dans le fauteuil, elle regardait la télé. Quand je suis arrivée au milieu du couloir, elle m'a regardé et m'a dit "J'ai une mauvaise nouvelle à t'annoncer". En fait, elle voulait m'annoncer le décès de Lady Di. La Princesse de Galles est morte cette nuit à 4h00 du matin à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Elle a été victime d'un accident de voiture survenu à 1h00 sous le tunnel du pont de l'Alma à Paris. Avec elle, sont décédés le chauffeur de la mercedes du Ritz et son ami, le milliardaire égyptien Dodie Al-Fayed [NDLR bis : j'avais totalement zappé que le pauvre garde du corps Trevor Reese-Jones avait été griévement blessé]. Diana avait seulement 36 ans, ses enfants William et Harry n'ont que 15 et 13 ans. Son corps a été rapatrié ce soir à 18h00 à Londres où ont commencé les cérémonies funébres à la Cathédrale Saint-Paul.
Cette terrible nouvelle m'a boulversé, j'aimais beaucoup Diana. Je la trouvais belle, sympa, dynamique ... en une mot, magique ! En voyant ce cerceuil recouvert du linceul bleu, rouge et or frappé des armoiries de la Princesse et du lion de la Couronne, j'arrive pas à y croire."
---
Ce soir, j'ai regardé le reportage de France3 consacré à cet accident de voiture, il s'agissait de faire la part des choses entre un réel accident et un éventuel complot. La thèse du "vulgaire" accident a été démontrée à mon sens, il faut arrêter de se la jouer paranoïaque avec ça. Mais dans ce reportage, j'ai appris que sous le choc lorsqu'un véhicule lancé à pleine vitesse percute un pilier (ou un mur) le coeur des passagers peut traverser littéralement la poitrine jusqu'à sectionner une artère et ainsi être à l'origine d'une hémorragie interne. Le coeur des passager peut traverser la poitrine de gauche à droite ...
Le coeur des passager peut traverser la poitrine de gauche à droite ... Le coeur des passager peut traverser la poitrine de gauche à droite ... Depuis que je sais celà, je ne cesse de penser à un autre accident. Le coeur des passager peut traverser la poitrine de gauche à droite ... J'en ai la chair de poule. Je n'arrive plus à penser à autre chose qu'à cet autre accident.
Le coeur des passager peut traverser la poitrine de gauche à droite ... Pourvu que celà ne se soit pas produit en plus du coup du lapin. Pourvu pourvu ...
22:08 Publié dans Mes icônes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14 juillet 2006
Till Lindemann

Ohne dich kann ich nicht sein
Ohne dich
Mit dir bin ich auch allein
Ohne dich
Ohne dich zähl ich die Stunden
Ohne dich
Mit dir stehen die Sekunden
Lohnen nicht
22:15 Publié dans Mes icônes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Musique, Rammstein
23 mars 2006
Sweet Betty
Ses bodys en peau de panthère et ses cravaches font encore rêver les nostalgiques de la Pin-up des années 50. Betty Page, l'allumeuse du Tennessee, avait des rêves de gloire à Hollywood.
D'abord professeur d'anglais puis actrice débutante, ce sont ses séances de pose pour photographes amateurs qui vont la lancer. Il y a son corps, plantureux, évidemment, mais son secret, c'est ce mélange d'érotisme et de candeur. Même vêtue d'un corset de cuir, ficelée sur une chaise, ou en train de donner des coups de badine à ses partenaires, elle a toujours une moue rieuse et un air innocent, qui séduisent de nombreux fans.
C'est à New York, entre 1951 et 1957 qu'elle façonne la légende, dirigée par celui qui devient son mentor, le photographe Irving Klaw, spécialisé dans le film à tendance sado-masochiste.
En 1955, elle pose dans le magazine Playboy, participe à quelques émissions de télévisions, est élue "Pin-Up of the World" et fait quelques films sexy. Mais Hollywood s'éloigne à grand pas pendant qu'elle se fait littéralement exploiter: celle qui aurait été le plus photographié des modèles habitait des chambres d'hôtels minables et gagnait à peine de quoi se payer un hamburger.
En 1957, sa carrière est écourtée par un procès fait à son mentor pour immoralité. Irving Klaw et Betty sont finalement relaxés, mais la publicité de cette affaire est plutôt mauvaise. Betty quitte tout et disparait. On perd sa trace pendant plusieurs années. Sans le sou et blessée d'avoir été ainsi utilisée, elle sombre dans le fanatisme religieux, l'alcoolisme, et fera de la prison pour violences faites sur ses proches: elle menaçait au couteau les enfants de son mari pour les obliger à prier devant des images pieuses.
Au final, la reine des Pin-up a un peu déraillé, mais aujourd'hui à près de 80 ans, sa revanche sur Hollywood pourrait bien avoir lieu: certains producteurs sont déjà en pourparlers pour adapter sa vie à l'écran.
A lire quelques biographies, mais uniquement en anglais :
"The life of a pin-up legend" par Karen Essex et le trés controversé "Betty Page, Queen of Pin up" de l'américain Richard Foster, qui revient sur les facettes les moins sexy de sa vie.
13:25 Publié dans Mes icônes | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
19 mars 2006
Un coup de Génie
Imaginons ... un jour, je tombe sur une lampe d'Aladin. Je la frotte et là paf, en toute bonne logique, un Bon Génie en sort. Imaginons à présent que ce Bon Génie me donne le choix d'être une personnalité "médiatique" ou une personnalité du show-bizz pour un jour de ma vie. Qui choisir ? Et bien pour moi, le choix est vite fait : je choisirai d'être Alanis Morissette. J'aime beaucoup cette fille.
En fait, elle fait partie de mes préférées parce que je lui reconnais des tas de talents différents. D'abord en ce qui concerne la musique, puisque c'est surtout dans ce domaine qu'elle s'illustre. J'aime énormément sa voix et la façon dont elle s'en sert. Elle est presque unique. Quand on entend une chanson d'Alanis, on sait que c'est elle qui chante. On ne peut pas la confondre avec une autre. Elle a un style qui lui est propre. En plus, elle est talentueuse car il me semble que c'est elle qui compose toutes ses chansons. Elle joue de la guitare super bien (mieux que moi j'allais dire, mais bon elle a pas de mal pour ça en même temps).
Puis je la trouve parfaite dans le rôle qu'elle tient dans le film "Dogma" (et je ne dis pas ça parce que ce film est sans un de ceux que j'ai le plus vu et que je prends plaisir à revoir sans cesse). Ca lui correspond bien même si elle est muette dans le film (et pour cause). Mais je n'ai pas envie de dire quel rôle elle joue en fait, histoire de ménager la surprise aux personnes ne l'ayant pas vu et ne sachant pas alors moi aussi je vais me la jouer muette. Son personnage plein de mimiques est délicieux, et elle l'incarne de façon parfaite. En y réfléchissant bien je ne vois pas qui aurait pu tenir ce rôle là sinon elle. Casting réussi donc.
Enfin c'est une fille qui n'est pas belle mais dont le charme transpire par chacuns de ses pores. Je lui trouve un regard franc et lumineux. J'irai même jusqu'à dire profond. Je suis certaine qu'elle doit mettre tout le monde mal à l'aise lorsqu'elle doit décider de plonger son regard dans celui de quiconque en insistant bien. Et alors le top du top sont ses cheveux. Elle a une crinière comme chacune d'entre nous rêverait d'avoir. Ils sont longs, ils sont épais ... moi j'adore et je pleure en regardant mes baguettes de tambour. Sans être belle dans le sens "canon de la beauté estampillé par Glam-Elle-Cosmo", elle est splendide.
Voilà donc mon Bon Génie qui j'aimerai être pour la journée. Prochainement je réfléchirai à qui j'aimerai être si on me donnait la possibilité d'être un homme.
01:24 Publié dans Mes icônes, Mon nombril | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
27 février 2006
Hey Mano !
"La liberté ou la mort, j'aurai les deux !" chante Mano Solo. Rage de vivre, rage de lutter contre la maladie qui le dévore, Mano Solo crie sa douleur dans ses textes et sur scène. Mais si son répertoire est largement empreint de sa propre révolte, Mano Solo, artiste polyvalent, se fait aussi l'écho de la misère ambiante et des colères de ses contemporains.
Mano Solo est né le 27 avril 1963 à Châlons-sur-Marne. Son père, Jean Cabut dit Cabu, est un dessinateur satyrique et politique connu qui travaille, entre autres, dans la presse libertaire. Sa mère, Isabelle, est connue pour son militantisme, en particulier dans le domaine de l'écologie. Elle est la créatrice du premier magazine consacré au sujet, "La Gueule ouverte". En 1968, c'est en pleins troubles socio-politiques que la famille s'installe à Ozoir-la-Ferrière, pas très loin de Paris. Mano est élevé dans un milieu très politisé et très intellectuel et de nombreux artistes connus ou non se croisent chez ses parents.
Pour Mano, l'adolescence rime avec délinquance et drogue. Cependant, il développe des talents artistiques certains. A 17 ans, il intègre les Chihuahuas, groupe punk-rock, en tant que guitariste, mais ce n'est pas ce qu'il sait le mieux faire. Au cours des années 80, il peint beaucoup et signe ses toiles du pseudo de Boredom ("ennui" en anglais, hommage aux Sex Pistols). Son travail est exposé, une fois même outre-Atlantique à New York. Côté dessin, on lit son nom dans quelques magazines dont les "Nouvelles Littéraires". Il monte aussi un fanzine qu'il appelle "La Marmaille Nue". Mais la musique le gagne. Très influencé et encouragé par son ami le chanteur Eric Lareine, il décide de se lancer. Auteur de nombreux textes, il devient son meilleur interprète au sein du groupe rock la Marmaille Nue. C'est sur la scène du théâtre du Tourtour qu'il commence à faire parler de lui. Sa rage et son franc-parler sont déjà les signes de reconnaissance de cet artiste dont les chansons véhiculent le mal de vivre.
Lorsque Mano Solo sort son premier album en 1993, "la Marmaille nue", c'est un choc, une explosion de mots douloureux et violents. Il a 30 ans et lance à la face du public une série de chansons lourdement chargées d'émotion et de colère. Mais si Mano a maintes raisons de pousser des coups de gueules, c'est dans la maladie qu'il puise sa hargne et son désespoir. Mano Solo est séropositif et choisit de le dire, voire de le crier, parfois avec brutalité. Le public le suit et le soutient. L'album s'écoule à plus de 100.000 exemplaires. C'est sur scène que s'exprime la poésie à vif de Mano Solo. L'année 94 se déroule au fil de 80 dates de concert. En février, il s'installe 10 jours à l'Européen à Paris et retrouve un peu plus tard la capitale pour une soirée sur la scène prestigieuse de l'Olympia. Sur certaines chaînes de télévision, ses clips passent et repassent. Mano Solo est l'artiste dont on parle, mais pas toujours pour de bonnes raisons. Sa maladie fait de lui un personnage emblématique dont les raisons du succès dépassent la chanson. Et très vite, malheureusement, les médias ont tendance à réduire Mano Solo à son sida.
Alors que Mano, c'est beaucoup plus que ça. C'est un être entier, un personnage doué, un être charismatique. Sans doute ma seule idole. Oui on peut dire qu'il est mon idole. Je l'ai vu un nombre incalculable de fois en concert et j'en ressors à chaque coup complétement sous le charme de sa voix cassée. Ses textes sont ciselés, à vif. J'adore m'y abimer ... Mano m'a "tenu la main" dans mes mauvais moments, je m'appropriai ses mots, ses sensations et ses sentiments devenaient miens.
Aujourd'hui, Mano Solo semble aller mieux physiquement. Moralement aussi sans doute, celà se ressent dans les textes de ses deux derniers albums "Dehors" et "Les animals". C'est un peu plus sautillant, c'est beaucoup plus un hymne à la vie qu'un défi à la mort. Et moi ça me rend heureuse de le savoir mieux. Ecoutez les "Botzaris" et prenez un souffle de liberté en compagnie de mon idole. Et puis passez par ici pour tout savoir sur lui.
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25 février 2006
Jad Wio
Je ne me souviens plus de la date exacte. La date de ma découverte de Jad Wio et du fascinant Denis Bortek. Mais je me souviens clairement des circonstances. J'avais la grippe, je ne sais plus si j'étais au collège ou au lycée, et comme je ne pouvais pas aller en cours j'en profitais pour regarder les clips sur M6. Chose que je faisais très rarement, je n'ai jamais été très branchée télé (sauf quand j'étais toute môme et que je regardais "Récré A2" avec délice tous les mercredis). Bref je me revois assise par terre devant la télé, un bol de cacao fumant devant moi, je prenais soin de ma petite personne à cette époque. Enfin bon, passons les détails, je regardais ça d'un air goguenard en me moquant de ce que je voyais sur le petit écran.
Et soudain, je ne me suis plus moquée. Je suis restée scotchée, fascinée, bouche ouverte, l'air totalement crétin assurément. Je regardais un clip en gris et noir, avec des corps ondulants lentement coiffés d'une coupe de cheveux proche de celle d'Andy Warhol, comme en négatif. C'était très étrange en fait. La mélodie était lancinante, ponctuée de "Bienvenue". La voix du chanteur me prenait aux tripes, me transperçait presque la chair tellement je la trouvais différente et claire. Je me rappelle avoir été partagée entre l'envie que la chanson dure encore pour satisfaire mes oreilles et l'envie que ça s'arrête vite afin de voir le nom du groupe, ou du chanteur.
Et c'est là, avec le morceau "Bienvenue", que j'ai découvert Jad Wio. Une vraie découverte qui m'a marqué. Après je me suis renseignée sur le groupe. Je me suis apperçue qu'il existait déjà depuis pas mal d'années et qu'il tournait autour du personnage charismatique et totalement indéfinissable de son chanteur, Denis Bortek. J'ai très longtemps été amoureuse de lui (oui oui j'ai aussi un très gros coté midinette), il me fascinait complétement.
En m'affirmant et en mûrissant, je me suis apperçue que l'univers de Denis Bortek et de Jad Wio est finalement assez proche du mien. Tout ce qui touche le glamour, le fetish, le BDSM, les freaks, les corsets et autres talons très très hauts fait partie de l'imaginaire du groupe. Bortek n'hésite pas à monter sur scène revêtu d'un simple costume : corset, porte-jarretelles, bas et talons. Il dérange les esprits prudes sans doute mais je le trouve tellement hors-normes, un vrai dandy, un être fascinant et talentueux.
Les textes de Jad Wio méritent aussi le détour, ce sont de véritables petits bijoux. C'est cisellé, les mots sont toujours choisis avec soin afin de nous faire entrer au mieux dans cet univers parfois décalé. L'album "Fleur de métal" s'écoute d'une traite et se savoure comme une histoire qu'on déroule devant nos yeux. On suit les aventures du Beatnik de l'espace qu'il aille se perdre dans des backrooms sur Terre ou qu'il file s'oublier dans des bordels stellaires.
Enfin tout ça pour dire que je suis totalement fan, pas hystérique mais fan. Je voue un culte à Bortek, une des icônes de ma vie en quelque sorte. Quant au dernier album du groupe, baptisé "Nu Clé Air Pop", il s'agit encore une fois d'un petit bijou ... Petite bio du groupe par ici histoire d'en savoir un peu plus sur eux.
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