16 septembre 2006
[Journées du patrimoine] Lison a disparu
Le musée des Beaux-Arts de Lyon et les éditions "Lieux Dits" invitent les visiteurs à mener l'enquête ...
Qui a osé dire que l’on s’ennuyait dans les musées ? Certainement pas Auguste-Louis Chandel et sa nièce Lison, une fois de plus confrontés à un bien étrange mystère incarné par un infatigable tableau voyageur. Mais l’expérience qu’ils vont tous les deux vivre dans les salles du Musée des Beaux-Arts de Lyon est-elle réelle ou la simple manifestation de leur débordante imagination ? Explorant les salles et les œuvres du musée au point d’en faire partie, Chandel et Lison vont vivre une aventure extraordinaire. Un huis clos fantastique au sein d’un bouillonnant temple de la culture...
A l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine aujourd'hui, 16 septembre et demain, le musée des Beaux-Arts de Lyon est donc au coeur d'une nouvelle énigme imaginée avec Serge Annequin et Jean-Luc Jullian, d'après la bande dessinée " Le vol du Cri " publiée aux éditions "Lieux Dits".
Lison a disparu ! Auguste-Louis Chandel aura besoin de l'aide de tous les visiteurs du musée pour la retrouver .
A gagner ! 10 dessins originaux dédicacés par les auteurs de la BD et donnés le 14 octobre à 15h30 dans l'auditorium du musée, à l'occasion de " Lire en fête ". Les dessins originaux de la bande dessinée " le vol du Cri " seront exposés au premier étage du musée.
La ville de Lyon propose également des parcours pour découvrir ou redécouvrir la ville. Rendez-vous sur la Presqu'île pour une visite des plus belles places de la capitale des Gaules. Cette promenade qui vous mènera de Bellecour jusqu'aux Terreaux, fait un détour du côté du théâtre des Célestins et de la fontaine des Jacobins.
Le parcours "De Fourvière et Saint-Paul au mur peint des Lyonnais célèbres" propose, lui, de retracer les grandes étapes de l'histoire de la ville. Ce programme prévoit entre autres un départ devant la basilique, une descente de la colline par les jardins et les traboules et un passage par le quartier Saint-Paul.
Enfin, dans le 4e arrondissement, un itinéraire permet de découvrir les traboules, ces passages qu'utilisaient les canuts (tisseurs de soie) au 19e siècle pour passer d'un immeuble à un autre. Le départ se fera place de la Croix-Rousse à la sortie du métro ligne C.
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09 juillet 2006
La Collection Dubois
Du 6 juillet au 25 septembre, le musée des Beaux-Arts de Lyon propose une exposition consacrée à la "collection Dubois". Il faut savoir que la collection d’art moderne du musée s’est enrichie en 2004 de manière significative grâce à la générosité d’un collectionneur lyonnais, André Dubois, décédé en 2004.
Familier de Moly Sabata, la petite colonie d’artistes et d’artisans créée par Albert Gleizes dans l’Isère, André Dubois devient, au début des années 1970, l’un des rares spécialistes français du peintre cubiste qu’il commence à collectionner. Il sera d'ailleurs chargé du commissariat de l’exposition "Albert Gleizes et le dessin" présentée au musée de Saint-Etienne en 1970 avant d’être nommé professeur d’histoire générale de l’art à l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Lyon. Ses relations privilégiées avec le musée l’avaient déjà conduit en 1998 et 1999 à faire don de plusieurs œuvres d’artistes qui pour la plupart se retrouvent dans le legs présenté ici.
Constituée de 66 œuvres au total, appartenant majoritairement au XXe siècle, cette collection comprend notamment 7 peintures et 9 dessins d'Albert Gleizes. Grâce à elle, le musée conserve aujourd’hui l’ensemble le plus important des œuvres de l’artiste dans une collection publique.
La collection Dubois compte également des œuvres de disciples de Gleizes comme Robert Pouyaud, Jean Chevalier ou Andrée Le Coultre, ainsi qu’une peinture de Juliette Roche-Gleizes. D’autres artistes de cette époque, dont le musée ne possédait pas d’œuvre, sont maintenant représentés. Il s’agit notamment de Serge Charchoune, Claude Bellegarde, Christian d’Orgeix et du lyonnais Max Schoendorff. Cette collection éclectique comprend aussi un ensemble d’œuvres de première qualité d’artistes méconnus tels que Fleury-Joseph Crépin ou encore Philippe Dereux, le " maître des épluchures " de Villeurbanne.
Témoignage du goût et des centres d’intérêt d’un collectionneur peu conventionnel, l’exposition est un hommage à la sensibilité d'André Dubois et à son importante collection, qui vient renforcer la diversité de la collection d’art moderne du Musée des Beaux-Arts de Lyon.
L'exposition est ouverte tous les jours sauf le mardi et les jours fériés de 10h à 13h05 et de 14h15 à 18h ainsi que le vendredi de 10h30 à 13h05 et de 14h15 à 18h. L’entrée au musée donne accès à l’exposition.
Illustration : Claude Bellegarde "Histoire de l'oeil" - 1967
14:11 Publié dans Lugdunum | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Lyon, Art, Exposition
22 avril 2006
La folie d'un monde
Du 21 avril au 3 juillet, le musée des Beaux-Arts de Lyon consacre une nouvelle exposition à l’un des artistes majeurs du romantisme français, Théodore Géricault, quinze ans après l’importante rétrospective présentée aux Galeries nationales du Grand Palais à Paris.
La présence dans les collections du musée des Beaux-Arts de Lyon de la "Monomane de l’envie" , acquise en 1908, est à l’origine de ce projet ambitieux, qui regroupe, notamment, trois des cinq portraits de la fameuse série des monomanes : autour du tableau de Lyon, on retrouve "Le Monomane du vol" du musée des Beaux-Arts de Gand et "La Monomane du jeu" du musée du Louvre. Les deux autres, "Le Monomane du commandement militaire" de Winterthur et "Le monomane du vol d’enfants" de Springfield ne pouvant être prêtés : le premier en raison de closes testamentaires et le second à cause de son état de conservation.
L’exposition de Lyon se propose d’élargir la notion de folie au regard d’une vision politique. Elle entend démontrer que Théodore Géricault, pour être véritablement compris, doit être envisagé comme un peintre d’histoire maniant avec subtilité le symbole et l’allégorie politique. Grâce à la sélection révélant de nombreuses œuvres inédites, l’exposition privilégie le regard si spécifique de Géricault sur ses contemporains à l’aube du romantisme
Articulée autour de quatorze séquences, l’exposition réunit plus de 140 œuvres provenant de collections publiques et privées européennes et américaines. Certains dessins et tableaux sont présentés pour la première fois au public, d’autres n’ont plus été montrés depuis 1924, lors de l’exposition centenaire de Géricault, organisée à Paris cette année-là par la Galerie Charpentier. Parmi ces œuvres, citons le très beau "Portrait des enfants Dedreux" et le magnifique "Portrait de Laure Bro".
Ces quatorze séquences livrent la vision si particulière que l’artiste porte sur le peuple militaire, les guerres coloniales, les enfants rebelles, la sexualité, les faits divers et historiques et les conséquences de la première révolution industrielle en Angleterre. Profondément déçu par la seconde Restauration et la Terreur Blanche, Géricault aurait fait du "Radeau de la Méduse" , véritable vedette du Salon de 1819, un double manifeste : esthétique et anti-royaliste. Ce tableau monumental, qui ne peut quitter le musée du Louvre où il est conservé, est évoqué dans l’exposition par des esquisses peintes et dessinées. Comme le suggère déjà Michelet en 1848, ce chef-d’œuvre pourrait être lu comme une véritable allégorie de la France, celle de la Restauration, mais encore et surtout comme une allégorie des idéaux républicains (liberté, égalité, fraternité), de la première abolition de l’esclavage (celle de 1794), de la fraternité des peuples et du métissage.
Une exposition à voir de toute urgence.
Musée des Beaux-Arts de Lyon - Palais Saint Pierre - 20 place des Terreaux - 69001 Lyon
Métro : Hotel de ville
23:50 Publié dans Beaux lieux, Lugdunum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lyon
22 février 2006
Le palais Saint-Pierre
La grande Abbaye des Dames de Saint-Pierre abrite le Musée des Beaux-Arts créé en 1801. Le musée expose une collection d'oeuvres d'art exceptionnelle, sur 10.000 m2.
Les collections sont organisées en cinq grands départements : tout d'abord, les antiquités méditerranéennes avec un bel ensemble de sarcophages, bas-reliefs en pierre, modèles en bois de la vie quotidienne provenant d'Egypte ainsi que des marbres et verreries du Proche et Moyen Orient ; il y a aussi les objets d'art de l'époque byzantine jusqu'au XXème siècle dont la chambre d'Hector Guimard et un Cabinet des monnaies et médailles avec plus de 40.000 objets.
Une autre partie est consacrée à 330 sculptures exposées, de l'époque romaine jusqu'à Maillol ; il y a aussi environ 10.000 dessins et gravures français et italiens du XVIIème au XIXème siècle. Plus de 750 peintures exposées dans un circuit de 35 salles du XVème au XXème siècle illustrent la peinture italienne, flamande, hollandaise, espagnole et française avec les plus grands noms.
La bibliothèque du musée comprend plus de 30.000 volumes dont les bulletins de musées de 35 pays.
Actuellement et jusqu'au 10 juillet 2006, à l’initiative de la Ville de Lyon, le musée des Beaux-Arts présente le bilan de six années d’enrichissement de ses collections. De 2000 à 2005, le musée a acquis, grâce à une politique active, plus de 180 œuvres permettant de renforcer ses différentes sections. Une centaine d’œuvres présentées dans un parcours au sein des collections permanentes permet d’illustrer la diversité des procédures d’acquisition à la disposition d’un grand musée aujourd’hui : dons, legs, achats, dépôts et dations.
Donateurs – collectionneurs, artistes ou fondations – , fonds publics – Ministère de la Culture et de la Région Rhône-Alpes dans le cadre du Fonds Régional d’Acquisitions pour les Musées (FRAM), Ville de Lyon – et fonds privés – Association des Amis du Musée et mécénat – ont permis ces acquisitions.
Musée des Beaux-Arts de Lyon - Palais Saint Pierre - 20 place des Terreaux - 69001 Lyon
Métro : Hotel de ville
09:55 Publié dans Beaux lieux, Lugdunum | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Lyon
13 février 2006
C'est pour du beurre
LYON (Reuters) - Lyon sera la cible de trois faux attentats en moins d'une heure aujourd'hui, lundi, dans le cadre d'un exercice de sécurité civile qui impliquera 1.600 personnes dont 200 figurants jouant les victimes.
Cet exercice grandeur nature organisé par les services de l'Etat et les collectivités locales est le premier de cette ampleur réalisé en France.
Il s'agira de tester l'organisation des secours (pompiers et Samu), ainsi que la montée en puissance de la chaîne de commandement et de la chaîne médicale ainsi que la coordination de tous les services concernés, tout en intégrant la dimension judiciaire de l'événement, a précisé Jean-Pierre Laflaquière, préfet délégué pour la sécurité et la défense dans le Rhône.
"Nous devons nous préparer à tous les sujets sensibles. Un exercice grandeur nature de cette ampleur nous permet de réagir dans beaucoup d'autres scénarios", a-t-il ajouté. "La seule préparation de ce dossier nous a déjà fait beaucoup progresser."
Le scénario de l'exercice met en scène trois attentats, quasiment en même temps sur trois sites différents du centre-ville.
Le premier faux attentat se déroulera à 20h45 dans le métro, dans le quartier de Gerland, à proximité du stade de football. Il est censé provoquer la mort de 10 personnes et en blesser 30 autres.
La deuxième simulation aura lieu huit minutes plus tard dans une rame de tramway à la station Montrochet. Un faux kamikaze fera sauter une ceinture d'explosifs provoquant la mort de 20 personnes et en blessant 20 autres.
Moins d'une heure après la première explosion, la troisième simulation se déroulera à 21h45 dans l'entrée de l'hôtel de ville de Lyon, place des Terreaux.
Dans ce dernier cas, c'est un engin explosif placé dans une installation sono qui explosera alors qu'une foule compacte sera massée devant la mairie. Le bilan sera de 10 morts et 80 blessés.
Ces exercices entraîneront la fermeture en fin de journée de nombreuses rues et l'arrêt des transports en commun dans les secteurs concernés.
La ville de Lyon a également été choisie pour un exercice national simulant une épidémie de grippe aviaire, qui doit se dérouler le 24 février.
11:25 Publié dans Lugdunum | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Lyon
15 décembre 2005
Papillotes
Sur toutes les tables de Noël et sous la plupart des sapins, on retrouve traditionnellement des confiseries que l'on appelle papillotes. La papillote est traditionnellement entourée de deux papiers: celui au centre contient une devinette, une blague ou une citation amusante, et le papier extérieur est brillant, découpé en petites lamelles étincellantes.
La tradition de la papillote est ancienne et remonte à une jolie légende : aux environs de 1790, un pâtissier-confiseur du nom de Papillot tenait boutique dans le quartier des Terreaux, rue du Bât-d'Argent dans le 1° arrondissement.
S'apercevant de la disparition régulière de certaines friandises, il se mit à surveiller son commis.
Il découvrit que ce dernier était l'auteur de ce larcin et offrait ces douceurs à sa bien aimée en les enveloppant dans les billets doux qu'il lui écrivait.
Le commis amoureux fut mis à la porte, mais l'astucieux Monsieur Papillot trouva l'idée originale et se mit lui-même à confectionner des "papillotes", en y glissant un billet humoristique !
Un site à consulter ... le meilleur chocolatier de Lyon à mon sens ... Voisin.
Pic : Mon panier de papillotes
13:55 Publié dans Lugdunum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10 décembre 2005
Les lumières de Lyon
C'était jeudi, le 8. Il faisait froid à Lyon mais la plupart des lyonnais étaient dans la rue pour profiter du spectacle. Pour rendre hommage à la Vierge, pour lui témoigner encore et encore de la reconnaissance ... En effet, en 1643, la peste s'est répandue sur Lyon pour la huitième fois en moins d'un siècle. Le 12 mars de cette même année, les Échevins onr promis de déposer à Fourvière, en hommage à la Vierge, un écu d'or et sept livres de cire blanche. La peste quitte Lyon. Les notables font la fête ... Et nous en profitons encore. C'est une merveille pour les yeux.
Des pentes de la Croix-Rousse à la cathédrale Saint-Jean et à la place Louis Pradel devenue jardin d’hiver, en passant par le quartier de la Guillotière ou bien même l'Hôtel Dieu, toute la ville est en fête et se pare de lumière. C'est un régal, un presqu'enchantement. Une débauche de lumière urbaine, la ville s'habille de mille feux.
L'architecture et la richesse du patrimoine lyonnais s'affiche et scintille. Ce sont des lieux de vie ou de passage qui sont ainsi transfigurés. On ne reconnait presque plus les endroits qui nous sont pourtant familiers. La lumière change la perception et sublime totalement la ville et ses petits recoins. Une balade nocturne, presque surréaliste, dans le froid. Pour avoir les joues rouges et glacées et pour s'en mettre plein les mirettes. C'est une fois dans l'année dans cette bonne ville de Lugdunum. Et lorsqu'on voit la merveille de ces éclairages, on peut se sentir fier de vivre en région Rhône-Alpes.
Pics : Clac clac by Franck
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08 décembre 2005
La fête des Lumières
Chaque 8 décembre, les lyonnais allument des petits lampions sur leurs fenêtres en hommage à la Vierge puis descendent se promener dans la ville alors embrasée de milliers de lumignons et animée par des spectacles originaux dans l'ensemble des quartiers.
Ces illuminations constituent une tradition fortement ancrée dans la vie de la cité et attire des centaines de milliers de visiteurs chaque année.
Petit retour en arrière ... cette tradition est née il y a près d'un siècle et demi. Le 8 décembre 1852, doit avoir lieu l'inauguration de la statue de la Vierge Marie, érigée sur la colline de Fourvière. Un moment important pour tous les croyants de la ville puisque cet événement avait été reporté à cause d'une crue de la Saône. Il aurait dû à l'origine se dérouler le 8 septembre, jour de la fête de la Nativité de la Vierge et date anniversaire du vœu des échevins de 1643. Or en ce soir du 8 décembre, alors que la Fête se prépare et que les notables catholiques lyonnais proposent d'illuminer les façades de leurs maisons comme cela se fait traditionnellement pour les grands événements, un orage s'abat sur Lyon et menace une fois de plus la cérémonie. Mais heureusement le temps redevient clément. Alors la population qui avait tant attendu cette manifestation illumine d'un geste spontané ses fenêtres et descend dans les rues. Elle conservera cette coutume jusqu'à nos jours.
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12 septembre 2005
Montée Bonafous

Est-ce qu'il y a des bonnes,
Est-ce qu'il y a des fous ?
Je m'en fous.
Il y a surtout, dans un virage,
Une vieille maison encore debout
Et moi, elle me fait rêver
Et je me vois l'habiter
Dans un état d'avenir,
Un état de revenir
Mais quelqu'un veut la démolir.
Dans une maison au cœur de Lyon
Me fait du gringue et donne le ton
D'une chanson.
Il y a des gones
Il y a la rousse
A leurs trousses.
La vie s'y écrit en musique,
S'y écrit en peinture,
S'écrit sur les murs
Et moi ça me fait rêver
Mais d'autres rêves se profilent,
Des rêves de grande ville,
Au pied de l'hôtel de ville.
Pour qui sera cette ville ?
Sont aux enchères au cœur de Lyon
Pour une bouchée de MacDo'
Et c'est con.
Où je m'exile,
Il se passe la même chose,
La même chose :
Des projets et des rejets,
Des pages tournées, déchirées,
Des regrets.
À quoi ça sert de rêver
Sur des pierres empilées ?
À quoi ça sert de bâtir
Pour un mépris à venir,
Pour un mépris à venir ?
Quand il se brise, c'est d'abandon.
Moi, j'aurai toujours un cœur de pierre,
Dans le fond.
Un cœur de pierre
Dans une maison au cœur de Lyon
Me fait du gringue et donne le ton
D'une chanson.
- Kent -
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