31 octobre 2008
Le gigot
Nous étions en train de visiter un zoo. Des animaux divers et variés, des singes en train de faire des grimaces, des oiseaux aux couleurs chatoyantes qui faisaient des réverances amusantes.
Puis nous nous sommes dirigés vers la « Chambre aux lions », une imposante baraque en béton accessible par une petite porte en bois sur laquelle trônait une plaque signalant la nature des occupants des lieux. Nous sommes rentrés.
La pièce était spacieuse, elle sentait l'odeur du fauve. C'était l'heure du repas des lions, de nombreuses personnes étaient déjà sur place, attendant le spectacle avec impatience. Des miroirs avaient été retournés. Un des soigneurs nous en a expliqué la raison.
Les lions ne devaient pas voir les spectateurs, ils ne devaient en aucun cas prendre conscience qu'une ribambelle de gens allaient assister à leur déjeuner. C'est aussi la raison pour laquelle le repas se passait dans une pièce sans tain. Question de sécurité en somme.
Mon sac à main a heurté un des miroirs par mégarde. Le petit garçon qui m'accompagnait s'est reflété dans le miroir gisant au sol. Le regard perçant d'une lionne affamée s'est posé sur le reflet du miroir. Sans comprendre et sans avoir le temps de réagir, la lionne affamée a croqué dans l'exquis petit garçon qui visitait le zoo avec moi.
... et je me suis réveillée en sursaut.

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29 juin 2008
L'infirmière
Et l'infirmière à l'apparence étrange
La croix rouge vif sur sa poitrine
Un noeud sage dans les cheveux
Apparut dans l'embrasure
Une seringue à la main
Odeur de mort certainement
Un liquide phosphorescent
Un regard énigmatique
Bruit de bottes eléctrique
La caresse de la seringue
Comme un flou fantômatique
Odeur de thé au jasmin
Le liquide qui se répand
Le long du bras du patient
Infirmière étrange allure
Visage sombre et regard dur
Et qui lui montre ses dents
Odeur de mort certainement
18:04 Publié dans Ecrits pourpres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31 mai 2007
Et son corps tout entier
Comme sa main qui me frôle et qui effleure ma peau
Comme sa main qui me touche et me palpe lentement
Comme sa main qui me lit comme si j'étais une partition
Comme sa main qui se fait un peu plus ferme encore
Comme sa peau qui sent bon et dont j'aime m'enivrer
Comme sa peau caramel et qu'il fait bon aimer
Comme sa peau douce, si douce et que j'aime tant toucher
Comme sa peau goût de miel et que j'aime caresser
Comme ses doigts qui s'enroulent tout autour de ma main
Comme ses doigts longs et fins que je suce un par un
Comme ses doigts indécents qui s'insinuent partout
Comme ses doigts qui attrapent des lacets de serre-taille ...
Je pourrai tout son corps passer en revue
Un à un, tout à tour
Et faire un exposé
Je pourrai lentement et avec précision
Un à un, tout à tour
L'aimer lui tout entier
13:30 Publié dans Ecrits pourpres, Onde sensuelle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Texte, Ecriture
25 mars 2007
Pensées pour une gaufrette
Je peux passer des heures à ...
- Le caresser
- Le contempler
- Le taquiner
- Le regarder
- L'embrasser
- Le léchouiller
- Le savourer
- L'éspèrer
- Le tripoter
- L'enquiquiner
- Le sucer
- L'écouter
- L'adorer
- Lui cèder
- Le grignoter
- Le désirer
- L'aimer
.
.
.
L'aimer ...

11:06 Publié dans Ecrits pourpres, Mon nombril, Onde sensuelle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Poésie, amour
04 mars 2007
Elytrigia
Un jour je serai morte et la Terre continuera de tourner autour de moi. Sauf que moi je ne serai plus là.
Mais la Terre, elle, elle tournera sans savoir que je ne suis plus là. Les éléments se déchaineront mais moi, je serai bien à l'abri. A l'abri dans ma tombe.
Moi je serai à jamais confinée dans mon petit espace, un espace bien à moi. Un espace qu'on ne pourra pas confondre avec celui d'un(e) autre. Un espace dédié à moi. Un espace marqué d'une pierre.
Une pierre que j'aimerai claire et entretenue. Une pierre avec une inscription qui signale que cet espace est à moi.
Mais je ne sais pas quelle inscription j'aimerai .. peut-être "elle voulait faire le bien et elle le fit très mal, elle ne voulait pas faire le mal et elle le fit très bien". Dans ce goût là sans doute, ce serait tellement moi.
Mais je sais aussi que cette pierre ne sera pas entretenue. Comment pourrait-elle l'être ?
Je serai sans doute enfouie sous cette pierre, et je serai recouverte d'herbes folles. Au mieux, j'aurai de jolies petites fleurs, des violettes dans l'idéal. Au pire, mon ventre mort sera carressé par de la mauvaise herbe. Le chiendent rencouvrant le chiendent. Elytrigia est un plus joli nom.
Je n'aurai pas de pots en marbre frappé à mes initiales, je n'aurai pas de beau bouquet pour la Toussaint. Le sol autour de ma tombe ne sera pas marqué d'empreintes, ou peut-être celles du fossoyeur.
Sans doute serai-je seule pour rejoindre cette pierre froide, cette terre grouillante. Terre nourricière qui se nourrira de moi. Juste retour des choses.
Les saisons se succéderont mais n'auront plus jamais de prise sur moi. Le froid, le chaud et moi je ne bougerai pas. Moi je serai inconsciente de ce qui se passe autour de moi ... sans doute est-ce mieux comme ça.
Un jour je serai morte et la Terre continuera de tourner sans moi.
19:50 Publié dans Ecrits pourpres | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Pensées, Macabre, Sombre
28 février 2007
Tout ça ... c'est moi !
Je suis :
- un tantinet déprimée
- carrément congelée
- parfois effarée
- de temps en temps décalée
- sans doute un peu aimée
- mais pas toujours appréciée
- totalement subjugée
- complétement éreintée
- un p'tit peu esseulée
- quelquefois frustrée
- globalement outrée
- et aussi un peu blasée
- légérement apeurée
- partiellement écoeurée
- éventuellement entêtée
- rarement survoltée
- mais ponctuellement disjonctée
- généralement effacée
- délicieusement tourmentée
- à jamais désabusée
- divinement embrumée
... pas tout à fait décédée
23:11 Publié dans Ecrits pourpres, Mon nombril | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture, Humeur
01 février 2007
Corset de chair
C'est très serré
Des plaies qui suintent
C'est purulent
Des plaies qui saignent
C'est dans sa chair
Corset de sang
C'est au fond d'elle
Corset de viande
Ca claque, ça hurle
Mais elle est fière
Ca brûle, ça cuit
Mais elle sourit
C'est dans sa chair
Des plaies qui coulent
C'est au fond d'elle
Des plaies qui crient
C'est très tendu
Corset de peau
C'est la nécrose
Corset très chaud

16:31 Publié dans Ecrits pourpres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Poèsie, fantaisie
21 janvier 2007
Tourbillon
Tourbillon
Tourne en rond
Un, deux, trois
Petit patapon
Tourbillon
Tourne en rond
Le vertige
Pour de bon
Tourbillon
Tourne en rond
Contre toi
Moi je fonds
Tourbillon
Tourne en rond
Je me fige
Pour de bon
Tourbillon
Tourne en rond
Un, deux, trois
Sans crampon
Tourbillon
Tourne en rond
Le vertige ...
...m'attire et me tire
Et me tire pour de bon
Là au fond, tout au fond
Un grand gouffre sans fond
Je bascule et au pire
Je m'écrase bien au fond
Le vertige qui m'enivre pour de bon
Dans ses bras, moi je fonds
14:24 Publié dans Ecrits pourpres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Poème
08 décembre 2006
Ce soir, je dors dans ses bras
Il a une belle peau dorée
D'une douce couleur caramel
Dans laquelle j'aime tant croquer
Comme dans une crêpe dentelle
Cette peau que j'aime caresser
D'une façon si sensuelle
Je ne me lasserai jamais
De ce contact tant charnel
Il a de beaux yeux foncés
Dans lesquels je me sens belle
Et qui me portent à imaginer
Etre pour lui exceptionnelle
Son regard que j'aime croiser
Pour découvrir l'étincelle
Et me sentir désirée
Comme un mini-babybel
Il a deux grands bras musclés
Doux pour moi comme l'hydromel
Et m'en tenir éloignée
Serait vraiment criminel
Je me surprends à rêver
Faire son portrait en pastel
Dans ses bras je veux passer
Une vie toute en arc-en-ciel
Il a une douce voix sucrée
Qui me fait penser au miel
Quand je me fais réveiller
Chaque matin quand il m'appelle
Cette voix qui me fait planer
Instant presque surnaturel
Toujours l'entendre murmurer
Une magie toute immortelle
11:57 Publié dans Ecrits pourpres, Mon nombril | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Poème
18 novembre 2006
J'ai froid

01:00 Publié dans Ecrits pourpres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Poèsie







