12 novembre 2006
Rapa Nui
Hier soir, je disais à Tit Coeur que ce dont j'avais envie l'été prochain (oui je sais je m'y prends vachement en avance), c'était une nuit à la belle étoile en Bretagne. Quand il m'a questionné sur pourquoi la Bretagne, je lui ai bêtement répondu que c'était moins trippant que le faire à l'Île de Pâques mais aussi plus accessible. Et là, il m'a dit "On ira" ... J'ai demandé avec mon air crétin qui me sied si bien : "Où ça ? En Bretagne ?" ... Et je me suis pris un "Et à l'Île de Pâques aussi" en pleine poire.
Bah oui. Je n'en avais jamais parlé ici auparavant il me semble, ou bien je radote. Mais en plus de l'Egypte qui a la place royale dans mon coeur, je nourris une passion pour cet ilot du Pacifique. Bon bon je vous rassure tout de suite, je relativise, je ne m'emballe pas. C'est un voyage long, loin et cher. Mais le fait qu'il puisse imaginer une seule seconde m'emmener là-bas me rend à moitié folle. Déjà parce que faire ça avec lui me transporte littéralement d'envie. J'ai envie de tout partager avec lui de toutes façons, même aller acheter une baguette de pain ça me parait le summum du comble du ravissement, alors un tel voyage je ne vous raconte même pas. Et puis aussi, parce que l'Île de Pâques constitue chez moi un véritable rêve que je ne pensais pas réaliser un jour (bon ok, peut-être que celà ne se fera jamais après tout).
Je ne sais pas pourquoi cet endroit possède un fort pouvoir attractif sur moi. Je suppose que je ne suis pas la seule, c'est un lieu tellement plein de mystère. Mais c'est aussi un lieu tellement sauvage et preservé. C'est loin de tout et ça me donne vraiment envie de le découvrir. J'ai lu des tas et des tas de choses sur cette île, j'ai vu des masses de documentaires et tout celà m'a conforté dans l'idée que je crève d'envie d'y aller. Du coup, hier soir, j'ai la tête qui a pas mal rêvassé. Je nous imaginais sans aucuns problèmes sur l'Île, en train de regarder la mer assis sur un petit muret de pierres (oui c'est cliché à mort, j'adore !!) ou bien même en train de parcourir les lieux à cheval ... Note à moi-même : apprendre à monter pour ne pas avoir l'air totalement débile.
Je ne m'emballe pas, je reste sereine. Je ne m'emballe pas, je rêve. Je rêve de cet endroit et j'en rêve avec lui.
Dressées sur leurs minuscule îlot du Pacifique, à près de 4000 kilomètres de la plus proche étendue de terre conséquente, les énigmatiques statues de l'Île de Pâques, appellées les Moaïs, plongent leur regard dans l'espace.
Sculptées dans le tuf d'un volcan éteint, elles mesurent environ 6 mètres de haut et pèsent de 10 à 80 tonnes. Les visages aux grandes oreilles et au menton allongé sont si disproportionnés que le reste du corps passe inapperçu. Dans leur état final d’origine, les moaïs avaient des yeux blancs fait de coraux. L’iris peut être rouge, fait de tuf volcanique ou noir, en obsidienne. Certains Moaïs sont couronnés de cylindres rouges, sortes de chapeaux nommés "pukao", dont la roche est d'une provenance volcanique différente.
Ces statues sont alignées sur des autels, le dos tourné à la plage et n'ont cessé de susciter respect et curiosité depuis la découverte de l'Île par un navire hollandais au XVIII° siècle.
Lorsque le Capitaine Cook baptisa l'Île de Pâques, en 1774, il apprit des Pascuans que chaque statue avait un nom, souvent crée à partir du mot qui signifie "chef", ce qui porte à penser que ces mégalithes constituent l'expression la plus spectaculaire au monde du culte des ancêtres.
11:42 Publié dans Beaux lieux, Fourre-tout, Mon nombril | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Île de Pâques, rêve, voyage
04 août 2006
Le Scriptorial
AVRANCHES (AP) - Le Scriptorial, le nouveau musée des Manuscrits du Mont Saint-Michel, a ouvert ses portes ce samedi à Avranches, dans la Manche. L'occasion pour le public de découvrir l'exceptionnelle bibliothèque de la communauté religieuse du Mont.
Le Scriptorial qui, comme le rappelle Guénhaël Huet, maire d'Avranches, "est un projet vieux plus de 30 ans", a trouvé sa place au coeur des fortifications médiévales de la ville. "Nous comptons avec cet espace exceptionnel accueillir plus de 70.000 visiteurs par an", ajoute-t-il
Le bâtiment, construit sur deux niveaux, va, grâce à sa muséographie, replacer les manuscrits du Mont Saint-Michel dans leur contexte historique et local selon un parcours chronologique et thématique dont l'aboutissement est la découverte des manuscrits originaux conservés dans le coeur du bâtiment appelé le Trésor.
Mais dès l'entrée, le visiteur sera accueilli par un livre immense de deux mètres de haut qui déploie ses pages animées et raconte comment, à travers les tribulations du temps, la collection des manuscrits et des livres de la célèbre abbaye a survécu jusqu'à son arrivée à Avranches.
"La ville d'Avranches est dépositaire depuis la Révolution de l'extraordinaire bibliothèque du Mont Saint-Michel constituée de 4.000 ouvrages, dont plus de 200 manuscrits du Moyen-Age", reprend le maire. "Parmi les 203 manuscrits provenant de l'ancien monastère du Mont Saint-Michel et quelques rares acquisitions récentes, quinze manuscrits originaux sont présentés en permanence et leur exposition sera régulièrement renouvelée afin de les préserver et de les maintenir dans des conditions optimales de conservation", explique Fabienne Doray, la directrice du Scriptorial.
Ecrits à la main sur parchemin, ces 203 manuscrits, dont 200 datent du Moyen Age, entre le VIIIe et le XVe siècle, forment le fonds de la bibliothèque de l'ancien monastère du Mont Saint-Michel, déposé à Avranches en 1791. Ces manuscrits témoignent de la vie spirituelle, intellectuelle et artistique de la communauté des moines bénédictins.
"Les manuscrits du Mont Saint-Michel sont les survivants, avec une vingtaine de volumes dispersés dans le monde entier, d'une librairie qui aurait pu compter, à l'exemple des grandes abbayes bénédictines en Normandie, de 700 à 800 livres", reprend Fabienne Doray
Les incendies fréquents au Mont Saint-Michel, l'effondrement des constructions, les emprunts indélicats et les vols ont appauvri une collection qui demeure néanmoins l'une des plus belles de Normandie et de France, particulièrement pour l'époque romane.
16:45 Publié dans Beaux lieux | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Mont Saint Michel, Culture, Livres, Musée
29 juin 2006
Ma nouvelle lubie
Notre Dame Sous Terre est une chapelle qui faisait partie des premières constructions carolingiennes du début du Xe siècle C'est la partie la plus ancienne du Mont. Elle a été conservée pour soutenir la partie ouest de la nef.
Ce quadrilatère mesure 11m sur 13, il est irrégulier à cause de son adossement au rocher à l’est et il présente deux nefs parallèles séparées par un épais mur percé de deux arcades et terminées par deux petits sanctuaires voûtés en berceau. Ceux ci sont surmontés de tribunes qui servaient probablement à présenter les reliques aux fidèles.
Lors de la construction de l’église romane, à partir de 1023, cette chapelle fut allongée à l’ouest et renforcée pour soutenir les dernières travées de la nef et la façade, puis elle a été peu à peu engloutie dans les entrailles du monastère. Ce n’est que depuis la restauration de 1960 qu’elle a retrouvé son aspect originel : adossé au rocher à l’est, elle était alors ouverte sur les trois autres cotés.
A l'intérieur de Notre Dame Sous Terre, on retrouve les caractéristiques de l’architecture carolingienne. Les murs épais (jusqu'à 2 mètres), des blocs de pierres grossièrement taillés, des arcs en briquettes (emprunté aux romains), des surfaces murales nues sans recherche de symétrie (les deux fenêtres du coté sud ne sont pas dans l’axe des arcs du mur central). On trouve aussi des restes d’enduits de décoration sous les arcs du mur central.
Construite pour remplacer l’oratoire d’Aubert du début du VIIIe siècle, elle en conserva l’emplacement et la structure . Elle peut contenir une centaine de personnes. Ce qui est très remarquable dans cette chapelle, c'est le double sanctuaire, l’un destiné au culte de l’archange Saint-Michel, l’autre vraisemblablement dédié à la Vierge ou à la Sainte-Trinité (puisque nous sommes en présence d'une copie de l’oratoire du Mont-Gargan en Italie, tout premier oratoire à Saint-Michel datant du Ve siècle).
Derrière le mur est du sanctuaire sud, une ouverture pratiquée en 1961 permet de contempler un mur composé d’un entassement de blocs de granit grossièrement taillés. Ce mur continue le rocher contre lequel s’appuie le sanctuaire nord. On peut présumer que c’est un vestige de l’oratoire construit par Aubert.
"Ainsi, cet ensemble extraordinaire de constructions qu’est le Mont-Saint-Michel prend racine dans cette église, pieusement conservée et enchâssée respectueusement au cours du développement de l’abbaye, car elle constituait le lien avec l’oratoire primitif " - Yves-Marie Froideveaux, conservateur en chef des Monuments historiques chargé du Mont de 1957 à 1983, qui dirigea la restauration de Notre-Dame-Sous-Terre.
00:45 Publié dans Beaux lieux | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Architecture, Abbaye, Moyen Age, Normandie
25 juin 2006
Un joyau d'architecture
L'histoire du Mont Saint-Michel débute par une légende : en 708, Auber, évêque d'Avranches, reçoit de l'archange Saint-Michel l'ordre de lui construire un lieu de culte. L'évêque, se croyant fou, attend d'autres apparitions miraculeuses pour finalement faire construire un oratoire, puis une petite église à l'emplacement actuel de l'abbaye du Mont Saint-Michel.

Le site subit par la suite de nombreuses transformations successives, toutes symboliques de leur époque : la fondation de l'abbaye est ainsi décidée par Richard Ier en 966. Devenu lieu de pèlerinage, le Mont Saint-Michel s'étoffe peu à peu d'une petite ville alors que les moines font construire une église et diverses annexes.
Pendant la guerre de Cent Ans sont ajoutés des fortifications, des tours et des remparts. Quant à Louis XI, célèbre pour sa cruauté, il y fit bâtir une prison. Par la suite, catastrophes naturelles et incendies ont endommagé les lieux, menaçant de les réduire à l'état de ruines, avant qu'ils ne soient restaurés au XIXème siècle.
Classée sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco en 1979, la figure imposante du Mont Saint-Michel flotte au milieu de grèves soumises au flot incessant des marées et à des vents violents, ce qui rend sa construction encore plus surprenante. La préservation du site fait l'objet de nombreux projets, le plus important étant la destruction de la digue qui jusqu'alors le reliait au continent, afin de supprimer a la circulation automobile. Un projet qui pourrait être concrétisé en 2008.
Photo : Le Mont-Saint-Michel vu de la route de Beauvoir
11:52 Publié dans Beaux lieux | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Architecture, Moyen-Age
20 mai 2006
La Nuit des musées
Quelques 1.200 musées de France mais aussi des musées européens vont aujourd'hui participer à la seconde édition de la Nuit des musées. A l'occasion de cet événement, qui succède au Printemps des musées lancé en 1999, tous les musées participants, qu'ils soient consacrés aux beaux-arts, aux sciences et techniques, aux traditions populaires ou au patrimoine rural et industriel, ouvriront leurs portes gratuitement (ou contre une participation symbolique pour quelques uns) entre 19h et 1h du matin et proposeront pour la plupart un programme spécial sur le thème "Lumières dans la nuit".
Par exemple, à Paris et en région parisienne, le Musée national d’art moderne Georges Pompidou et la Galerie des Enfants seront accessibles gratuitement de 20h à 1h. Le Centre Georges Pompidou proposera aux différents publics une série de rendez-vous pour découvrir l’art moderne et contemporain. Le Château de Versailles quant à lui propose une soirée au Château au XVIIIe siècle. Au cours d'une promenade dans les appartements, spécialement éclairés pour l'occasion, des surprises vous attendent : de la comédie, de la musique ... Le Louvre quant à lui va proposer divers parcours au sein du musée et ce, à partir de 18h. Le musée sera d'ailleurs ouvert gratuitement à partir de cette même heure, sauf les expositions du Hall Napoléon qui resteront payantes.
En ce qui concerne Lyon, au musée des Beaux-Arts, des étudiants en histoire de l’art, en sciences du langage, de l'Ecole nationale des Beaux-Arts et de l’Ecole normale supérieure Lettres et Sciences humaines de Lyon partageront leur goût de l’art en général et d’une œuvre de leur choix en particulier avec les visiteurs. Cette Nuit des musées sera aussi l’occasion de découvrir librement l’exposition - dossier "L’Enigme du Retable" dispersé et l’exposition-parcours "Six années d’acquisitions : 2000/2006". Cependant, l’exposition "Géricault, la folie d’un monde" restera payante et fermera à 18h.
Pour en savoir plus, et plus encore c'est par ici ...

Photo : La Cour Marly du Louvre
14:20 Publié dans Beaux lieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 avril 2006
La folie d'un monde
Du 21 avril au 3 juillet, le musée des Beaux-Arts de Lyon consacre une nouvelle exposition à l’un des artistes majeurs du romantisme français, Théodore Géricault, quinze ans après l’importante rétrospective présentée aux Galeries nationales du Grand Palais à Paris.
La présence dans les collections du musée des Beaux-Arts de Lyon de la "Monomane de l’envie" , acquise en 1908, est à l’origine de ce projet ambitieux, qui regroupe, notamment, trois des cinq portraits de la fameuse série des monomanes : autour du tableau de Lyon, on retrouve "Le Monomane du vol" du musée des Beaux-Arts de Gand et "La Monomane du jeu" du musée du Louvre. Les deux autres, "Le Monomane du commandement militaire" de Winterthur et "Le monomane du vol d’enfants" de Springfield ne pouvant être prêtés : le premier en raison de closes testamentaires et le second à cause de son état de conservation.
L’exposition de Lyon se propose d’élargir la notion de folie au regard d’une vision politique. Elle entend démontrer que Théodore Géricault, pour être véritablement compris, doit être envisagé comme un peintre d’histoire maniant avec subtilité le symbole et l’allégorie politique. Grâce à la sélection révélant de nombreuses œuvres inédites, l’exposition privilégie le regard si spécifique de Géricault sur ses contemporains à l’aube du romantisme
Articulée autour de quatorze séquences, l’exposition réunit plus de 140 œuvres provenant de collections publiques et privées européennes et américaines. Certains dessins et tableaux sont présentés pour la première fois au public, d’autres n’ont plus été montrés depuis 1924, lors de l’exposition centenaire de Géricault, organisée à Paris cette année-là par la Galerie Charpentier. Parmi ces œuvres, citons le très beau "Portrait des enfants Dedreux" et le magnifique "Portrait de Laure Bro".
Ces quatorze séquences livrent la vision si particulière que l’artiste porte sur le peuple militaire, les guerres coloniales, les enfants rebelles, la sexualité, les faits divers et historiques et les conséquences de la première révolution industrielle en Angleterre. Profondément déçu par la seconde Restauration et la Terreur Blanche, Géricault aurait fait du "Radeau de la Méduse" , véritable vedette du Salon de 1819, un double manifeste : esthétique et anti-royaliste. Ce tableau monumental, qui ne peut quitter le musée du Louvre où il est conservé, est évoqué dans l’exposition par des esquisses peintes et dessinées. Comme le suggère déjà Michelet en 1848, ce chef-d’œuvre pourrait être lu comme une véritable allégorie de la France, celle de la Restauration, mais encore et surtout comme une allégorie des idéaux républicains (liberté, égalité, fraternité), de la première abolition de l’esclavage (celle de 1794), de la fraternité des peuples et du métissage.
Une exposition à voir de toute urgence.
Musée des Beaux-Arts de Lyon - Palais Saint Pierre - 20 place des Terreaux - 69001 Lyon
Métro : Hotel de ville
23:50 Publié dans Beaux lieux, Lugdunum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lyon
03 avril 2006
Le musée de Louxor
Le musée de la momification de Louxor est situé sur la Corniche El-Nil. Il est beaucoup plus petit que celui, fort célèbre, de la ville du Caire. Ceci ne lui empêche pas de mettre en valeur une collection qui n'est pas très riche mais qui est très intéressante et de très bonne qualité. On peut y admirer une foule d'objets datant de la fin de l'Ancien Empire jusqu'à la période Mamelouke. Ceux-ci ont pour la plupart été trouvés dans les temples et les sites thébains.
Revenons un peu en arrière et arrêtons nous à mi-chemin entre le temple de Louxor et celui de Karnak. En 1975 le bâtiment moderne qui abrite le musée et qui offre des conditions de visite exceptionnelles a été inauguré par le Président Moubarak. Les statues, stèles, poteries, meubles et autres bijoux ont été mis en scène de façon très réaliste grâce à l'aide du Brooklyn Museum de New York.
On peut admirer par exemple une pièce entière consacrée à Aménophis III qui n'est autre que le grand-père de Toutankhamon. On y verra une tête géante de ce souverain en granit qui appartient à l'une des statues colossales de son temple funéraire à l'ouest de Thèbes. C'est aussi dans cette salle qu'il ne faut pas manquer la tête de la déesse Hathor en forme de vache découverte dans la tombe de Toutankhamon, faite en bois noir et or, qui fait face à une magnifique statue en pied du dieu Amon.
Dans la grande salle du musée, la plupart des oeuvres et objets datent du Nouvel Empire. Une des pièces les plus remarquables est une effigie en albâtre d'Aménophis III protégé par le dieu-crocodile Sobek. La stèle du roi Kamosé qui se trouve à coté est la plus importante oeuvre archéologique du musée. Ses inscriptions relatent les victoires célèbres remportées face aux Hyksos qui ont dominé l'Egypte durant plus d'un siècle. Non loin de la stèle, se dresse Thoutmôsis III, éternellement jeune, confiant dans sa puissance divine et politique. Un autre salle renferme une multitude de statues, très bien conservées, trouvées lors de banales fouilles dans le Temple de Louxor le 22 janvier 1989. Certaines sont de véritables chefs-d'oeuvre qui représentent des divinités. Conservées sous le sable, elles n'ont donc pas subi les ravages du temps, c'est pourquoi elles donnent l'impression d'être neuves.
A l'étage, la salle des vitrines abrite des bijoux, des amulettes et des statuettes provenant notamment de l'allée des Sphinx du Temple de Louxor. On peut également admirer des vases canopes qui contenaient les entrailles retirées du défunt et embaumées séparément. La grande salle de l'étage rassemble plusieurs statues de divers pharaons ainsi qu'une multitude d'objets trouvés dans les tombes.
Mention très bien à la reconstitution du mur des talatat. Cette oeuvre de 18 m de long faisait partie du Temple d'Akhenaton. A la mort du souverain hérétique, ses successeurs détruisirent le témoignage de son règne afin que l'Egypte connaisse de nouveau la prospérité. Les 40 000 fragments (ou talatat) du mur ont été retrouvés lors d'une fouille en 1960. En partie restauré, on peut voir les peintures représentant des cérémonies d'offrande au dieu Aton, accomplies par Akhenaton et Néfertiti. Cette salle abrite également deux barques provenant de la tombe de Toutankhamon, étrangement pas conservée au musée du Caire, ainsi qu'une statue très rare d'Akhenaton.
A savoir :
Horaires d'ouverture :
Octobre à avril de 9h à 13h et de 16h à 21h.
Mai à septembre de 9h à 13h et de 17h à 22h.
Durant le ramadan, le musée est fermé l'après-midi.
Tarifs :
30 £E. 10 £E supplémentaires pour prendre des photos sans flash et 100 £E pour avoir l'autorisation de filmer.
13:49 Publié dans Beaux lieux, Je vois des merveilles | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
06 mars 2006
Ingres au Louvre
Vendredi matin, comme prévu j'ai pris mon courage à deux mains et je suis sortie affronter la pluie battante pour me rendre au Louvre. J'ai retrouvé monsieur Cric Manivelle à peu près à l'heure (pas ma faute si la ligne 12 était bondée à cette heure ci ahlàlà). Après être passés tout rapide à l'entrée du musée et avoir acheté les billets (péripéties que je vous raconterai dans une autre note je pense), nous sommes enfin rentrés dans l'univers de Jean Auguste Dominique Ingres.
J'ai été assez impressionnée par ses dessins, finalement plus que par la plupart des tableaux. Enfin, les portraits peints sont assez bluffants, même si j'ai vraiment pu remarquer qu'il avait un sens des proportions assez étonnant : hanches étranges, taille peu ou pas marquée, une jambe plus courte que l'autre etc ... En fait il devait sans doute prendre des libertés avec les corps afin que sa peinture soit cohérante à ses yeux. Mais c'est tout de même étonnant lorsqu'on se retrouve nez à nez avec ce genre de trucs. J'ai bloqué sur les mains aussi, j'avais l'impression qu'elles étaient bizarrement peintes mais apparemment ça n'a choqué que moi donc, ça doit venir de moi ...
A l'entrée de l'expo donc, deux tableaux monumentaux représentants des scènes de la mythologie. Très classique en somme mais assez mal mis en valeur à mon sens. Les spots, censés valoriser les peintures, ont pas mal desservis les oeuvres je trouve. Les reflets gâchent un peu le plaisir qu'on peut avoir à se creuser la tête face à un tableau de cette taille.
Après plusieurs salles de portraits de personnages connus (du type Napoléon 1er) ou totalement inconnus, j'ai "rencontré" la Grande Odalisque et la Baigneuse de Valpinçon qui sont, je dois bien l'avouer, les deux tableaux qui m'ont incité à me bouger le popotin. Peut-être même plus que le fait de me dire que c'était la toute première retrospective de ce peintre jamais organisée en France. Enfin en ce qui concerne les portraits, j'ai été scotchée par les drapés des robes. Fabuleusement bien faits, j'ai même eu envie de posséder une telle robe, en velours violet pourquoi pas. Les tenues de l'époque Empire sont vraiment très belles.
J'ai également découvert que Ingres avait sévi dans le registre portraits d'enfants. Je ne le savais pas et cette découverte est un ravissement pour les yeux. Les détails sont sublimes. De même que les différentes études pour plusieurs tableaux. Comme je le disais au Hussard "pour lui ce sont des esquisses mais moi je serai plus que satisfaite si j'arrivais à ce résultat". A la fin de l'expo, nous avons pu admirer le fameux violon d'Ingres. Mes yeux sont ravis par ces quelques heures passées au Louvre ...
Pour en voir et en savoir plus à ce sujet, foncez ici ...
13:00 Publié dans Beaux lieux, Un peu de Paris | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22 février 2006
Le palais Saint-Pierre
La grande Abbaye des Dames de Saint-Pierre abrite le Musée des Beaux-Arts créé en 1801. Le musée expose une collection d'oeuvres d'art exceptionnelle, sur 10.000 m2.
Les collections sont organisées en cinq grands départements : tout d'abord, les antiquités méditerranéennes avec un bel ensemble de sarcophages, bas-reliefs en pierre, modèles en bois de la vie quotidienne provenant d'Egypte ainsi que des marbres et verreries du Proche et Moyen Orient ; il y a aussi les objets d'art de l'époque byzantine jusqu'au XXème siècle dont la chambre d'Hector Guimard et un Cabinet des monnaies et médailles avec plus de 40.000 objets.
Une autre partie est consacrée à 330 sculptures exposées, de l'époque romaine jusqu'à Maillol ; il y a aussi environ 10.000 dessins et gravures français et italiens du XVIIème au XIXème siècle. Plus de 750 peintures exposées dans un circuit de 35 salles du XVème au XXème siècle illustrent la peinture italienne, flamande, hollandaise, espagnole et française avec les plus grands noms.
La bibliothèque du musée comprend plus de 30.000 volumes dont les bulletins de musées de 35 pays.
Actuellement et jusqu'au 10 juillet 2006, à l’initiative de la Ville de Lyon, le musée des Beaux-Arts présente le bilan de six années d’enrichissement de ses collections. De 2000 à 2005, le musée a acquis, grâce à une politique active, plus de 180 œuvres permettant de renforcer ses différentes sections. Une centaine d’œuvres présentées dans un parcours au sein des collections permanentes permet d’illustrer la diversité des procédures d’acquisition à la disposition d’un grand musée aujourd’hui : dons, legs, achats, dépôts et dations.
Donateurs – collectionneurs, artistes ou fondations – , fonds publics – Ministère de la Culture et de la Région Rhône-Alpes dans le cadre du Fonds Régional d’Acquisitions pour les Musées (FRAM), Ville de Lyon – et fonds privés – Association des Amis du Musée et mécénat – ont permis ces acquisitions.
Musée des Beaux-Arts de Lyon - Palais Saint Pierre - 20 place des Terreaux - 69001 Lyon
Métro : Hotel de ville
09:55 Publié dans Beaux lieux, Lugdunum | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Lyon
06 février 2006
Le musée Rodin
C'est dans l'hôtel particulier dont Rodin fut le pensionnaire, l'hôtel Biron, que se situe le musée Rodin. Parfait exemple d'architecture rocaille, il est entouré d'un parc de trois hectares et renferme une collection unique de marbres, plâtres, cires, terres-cuites, peintures et autres oeuvres d'art réalisées par l'artiste jusqu'à sa mort en 1917, dont bien sûr les plus célèbres : "Le Baiser", "Le Cri" ou encore "Le Penseur".
Mais les collections de ce grand "bric à brac" conforme aux souhaits de l'artiste ne s'arrêtent pas là. On y trouve en effet également une série d'oeuvres de ses contemporains, de son élève et maîtresse Camille Claudel, et, surtout, la série d'antiquités rassemblées patiemment par ce collectionneur passionné. Dans ces diverses oeuvres, reflétant le goût éclectique de l'artiste, et issues de l'antiquité égyptienne, grecque, romaine, mais aussi médiévale ou japonaise, on peut lire ses innombrables filiations artistiques, ses sources d'inspiration, son goût de la cassure et du fragment.
Une série de photographies laissent une trace de l'autre grand centre d'intérêt de Rodin, qui fut l'un des premiers à comprendre les enjeux de la reproduction de ses oeuvres et fit appel toute sa vie durant à des grands noms de la photographie, notamment Eugène Druet et Eduard Steichen.
La visite des jardins seuls est payante, à peine un euro. Mais elle est plutôt agréable à faire, même lorsqu'il fait froid. Le parc, avec son bassin et ses allées de tilleuls, est un véritable "jardin de sculpture". On peut y croiser par exemple un exemplaire des célèbres "Bourgeois de Calais". Pour se réchauffer après avoir parcouru les jardins, il y a un petit troquet qui fait aussi cantine et qui sert des tartines poilâne démentes .. et des mousses au chocolat aussi.
Le musée Rodin, quatrième musée national le plus visité de France, est l'un des rares à ne pas être subventionné.
Musée Rodin - 77 rue de Varenne - 75007 Paris
Métro : Varenne / Invalides
Art : "La porte de l'Enfer"
13:15 Publié dans Beaux lieux, Un peu de Paris | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note







